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Kerr McGEE énergique

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Kerr McGEE a reconduit son contrat de prospection au large de Boujdour.  La campagne de propagande du Polisario et les pressions du gouvernement norvégien auront été vaines sur la détermination de l’entreprise américaine basée à Oklahoma City. Depuis l’arrivée à expiration du contrat d’exploration, fin mai, les lobbies séparatistes ont entrepris une campagne tout azimut visant à mettre sous pression les actionnaires de Kerr McGee. En vain. A de rares exceptions près, comme le  retrait d’un fonds d’investissement norvégien, mal informé de la situation dans la région, les principaux actionnaires de Kerr McGee n’ont pas cédé à la propagande.
Le porte-parole de Kerr McGee, cité par les médias américains, explique sa position par le fait que les Nations Unies ont confirmé la légalité de l’autorisation de reconnaissance obtenue par la compagnie pétrolière des autorités du Maroc en 2002.  Le contrat signé porte sur une superficie de 110 400 km2, en zone offshore au large de Boujdour. Lors de la signature en 2002, il était question de la réalisation d’études géologiques et géophysiques. Comme la plupart des entreprises de prospection présentes au Maroc, Kerr McGee est attiré par le Maroc par la mise en place de la nouvelle politique minière introduite en 2004. Le nouveau texte apporte des innovations en élargissant la définition des produits de mine et la mise en place de zones larges d’exploration avant le stade du permis. Outre les avantages fiscaux, le nouveau texte allège les procédures administratives relatives aux licences de prospection et d’exploitation au niveau régional et national.
Si jusque-là les résultats des différentes recherches ainsi que de quelques forages effectués au Maroc n’ont donné que des signaux, en revanche, note-t-on auprès de l’ONHYM, l’activité reste dynamique. Le secteur génère 1,5 milliard de dirhams de rentrées fiscales par an. Lié au pétrole, le secteur des mines fait presque autant en termes d’impôts et de taxes. D’autre part, le nombre d’entreprises présentes dans l’activité est, aux yeux des spécialistes, un bon indicateur. «Les entreprises comme Kerr McGee n’investissent pas sans préalable, sans études poussées », rappelle un ancien cadre de l’ONAREP, aujourd’hui au ministère des Mines et de l’Energie.
Outre Kerr McGee, le Maroc a signé d’importants accords avec de grands majors. Cas du groupe américano-canadien formé des sociétés Heyco, Enerycorp et Stratic,  lié  à l’ONHYM par un accord pétrolier en onshore dans les environs de Moulay Bousselham. Les potentialités de ce groupe recentré sur l’exploration des réserves de pétrole et de gaz sont énormes. En tout, le Maroc compte plus d’une quinzaine d’accords pétroliers. Le permis de recherche du groupe porte sur huit ans, répartis en période de 3 , 3 et deux années. Environ une vingtaine de sociétés opèrent au Maroc actuellement. Un flux qui s’explique par le réaménagement du code des hydrocarbures et une nouvelle stratégie de promotion.

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