La DEPF toujours optimiste : L’activité économique en rétablissement progressif

La DEPF toujours optimiste : L’activité économique en rétablissement progressif

La DEPF (direction des études et des prévisions financières) est toujours optimiste pour 2021.

Pour le reste de l’année, la direction précise, dans sa note de conjoncture de juillet courant, que « les perspectives d’un rebond de l’activité économique mondiale et du commerce international se confirment davantage au cours de l’année 2021 ».

Aperçu du contexte international

Dans ce sens, la même structure s’appuie au FMI qui a, dans ce contexte, relevé ses prévisions de croissance pour les Etats-Unis à 7% en 2021. La DEPF évoque également les données de la Commission européenne qui a, de même, a revu à la hausse ses prévisions pour la zone euro à

4,8% en 2021. Pour les pays émergents, le rythme de reprise s’avère plus vigoureux en Chine (8,5% en 2021 selon la Banque mondiale) et en Inde (8,3%) qu’aux Brésil (4,5%) et en Russie (3,2%). « Ce contexte international reste tout de même marqué par un certain niveau d’incertitude lié aux

nouvelles vagues de contaminations qui se profilent et aux éventuelles nouvelles mesures de restriction à la mobilité qui pourraient s’en suivre », explicite la direction.

Ce qu’il en est au niveau national

Quant au niveau national, les indicateurs conjoncturels disponibles font, selon la même source, état d’un « rétablissement progressif de l’activité économique, à des rythmes dépassant les niveaux initialement attendus incitant des institutions nationales et internationales à revoir vers le haut leurs prévisions de croissance pour l’année

2021 ». Pour la DEPF, cette évolution est le fruit de la conjonction de facteurs favorables notamment les réalisations en matière de production céréalière dépassant de trois fois celles de la dernière saison ainsi que le regain graduel de confiance résultant de l’élargissement des campagnes de vaccination dans notre pays, la poursuite de la déclinaison du plan relance et le redressement de la situation économique chez nos principaux partenaires.

Aussi, plusieurs secteurs d’activité non agricole sont parvenus à se rétablir courant l’année 2021. Certains ont pu atteindre leur niveau d’activité d’avant crise. Ce redressement de l’activité est perceptible notamment au niveau des secteurs des mines, du BTP, de l’énergie électrique et de certaines branches du secteur industriel. De son côté, le secteur du tourisme en particulier, la dynamique semble bien partie, suite à l’amélioration de la situation épidémiologique dans de nombreux pays exportateurs de touristes et aux récentes mesures prises par le Maroc visant à réduire les restrictions sur le déplacement des voyageurs désirant accéder au territoire national, dont notamment des aménagements tarifaires à la portée des MRE souhaitant visiter leur pays. S’agissant des éléments de la demande intérieure, la consommation des ménages aurait regagné sa vigueur courant 2021, bénéficiant de l’orientation favorable des revenus, notamment des ménages ruraux, la bonne tenue des transferts des MRE

et la maîtrise du niveau général des prix. Quant à l’investissement, il aurait manifesté également des signes de reprise, en ligne avec le redressement des importations de biens d’équipement et la hausse des recettes des IDE.

Amélioration des échanges extérieurs

De leur côté, les échanges extérieurs ont été marqués à fin mai 2021, par l’amélioration du taux de couverture de 2,7 points pour s’établir à 61%, sous l’effet de la hausse des exportations à un rythme (+23,5%) dépassant celui des importations (+18,1%), évolution redevable à la reprise progressive de plusieurs branches d’activités exportatrices, notamment, l’automobile, les dérivés de phosphates, le textile et cuir, l’électronique et électricité et l’industrie alimentaire.

Au niveau des finances publiques, l’exécution de la Loi de Finances 2021 à fin juin fait ressortir un léger creusement du déficit budgétaire de 1,7% pour se situer à 29,5 milliards de dirhams, résultant, particulièrement, de l’effet conjoint de la hausse des recettes ordinaires (+9,9%) et des dépenses ordinaires (+5,4%), parallèlement au recul de l’excédent des comptes spéciaux du Trésor (-30,1%).

En matière du financement de l’économie, la croissance des crédits bancaires a ralenti à +2,5% à fin mai 2021 après +6,5% l’année précédente, incorporant, toutefois, une accélération des crédits accordés aux ménages (+5,8% après +1,7%). Les indices boursiers MASI et MADEX, quant-à-eux, ont poursuivi leur tendance haussière à fin juin 2021, enregistrant des hausses respectives de 9,9% et 9,8% par rapport à fin décembre 2020.

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