Economie

La FNIH plaide pour un lobbying touristique

Pour faire face aux éventuelles répercussions des attentats-suicides de Casablanca du 16 mai, il faut privilégier la communication et la politique de proximité. C’est ce que défend Abderrahim Oummani, le président de la Fédération nationale de l’industrie hôtelière (FNIH). Une démarche qui servira à amortir les impacts négatifs sur l’activité touristique du pays. «Sur la ville d’Agadir, les deux principaux opérateurs allemands TUI, Neckermann ont maintenu la destination dans leurs offres», précise M. Oummani. Ils ont offert seulement la possibilité d’annulation ou de changement de destination à leurs clients sans payer de frais supplémentaires. «Compte du choix du secteur touristique comme étant un levier de croissance économique stratégique, le Royaume a accumulé un savoir-faire pour gérer de telles crises conjoncturelles», ajoute sur un ton confiant M. Oummani. En effet, le secteur n’est pas à sa première crise. L’activité touristique a été affectée par les attentats terroristes perpétrés à Marrakech en 1994, la guerre du Golfe de 1992. Pis encore, les effets de l’attaque américaine à l’encontre de l’Irak sur le tourisme mondial n’ont pas été encore amortis. «Pour cette fois-ci, nous estimons que le ministre du Tourisme et les professionnels doivent se déplacer à l’étranger pour donner davantage de confiance aux tours-opérateurs européens et aux investisseurs étrangers impliqués dans la mise en œuvre de la stratégie de 2010», martèle le président de la FNIH. Les délégations de l’ONMT, les ambassadeurs et les consulats sont invités également à prendre part à cet effort de lobbying et de relations publiques. L’expérience espagnole est éloquente en matière de gestion de la crise terroriste. Le voisin espagnol est parmi les destinations les plus prisées au monde, malgré les attentats sporadiques de l’organisation ETA dans la région basque. Autrement dit, le retour de confiance est tributaire de l’effort de communication pour prouver que le Maroc reste un pays sécurisé malgré les soubresauts de Casablanca.