La lutte anti piratge marque une pause

La lutte anti piratge marque une pause

Au Maroc, le phénomène du piratage a pris une ampleur titanesque. Sur le terrain, la situation est alarmante: des logiciels qui se vendent à partir de 10 dhs, des points de ventes qui se multiplient comme des champignons dans les rues… Une action pour freiner le phénomène s’impose. La Business Software Alliance (BSA), association porte-parole de l’industrie mondiale du logiciel professionnel, se mobilise sur ce segment depuis plusieurs années.
Voulant marquer un recul, la BSA vient en effet d’accorder aux entreprises utilisant des logiciels piratés une trêve de trente jours pour se mettre à jour et régulariser leur situation. À compter du 20 février, la BSA gèle l’ensemble des procédures de contrôle destinées à vérifier la légalité des logiciels installés sur les ordinateurs des entreprises.
La trêve prendra fin le 20 mars. Bien que la méthode de la BSA privilégie l’information, le dialogue et la négociation, des poursuites judiciaires sont régulièrement enclenchés par les éditeurs de logiciels contre les entreprises ayant fait l’objet de plusieurs mises en garde. « Cette trêve des contrôles est l’occasion donnée aux entreprises d’être en règle sans arriver à des procédures judiciaires, lourdes et coûteuses, qui peuvent être préjudiciables. Le piratage ne doit pas être une fatalité et nous mettons tous les moyens à la disposition des responsables d’entreprise pour les accompagner dans leurs démarches de régularisation…À eux de saisir cette opportunité », a déclaré Nadia Ben Bahtane, porte-parole de BSA Afrique du Nord. Pour des milliers de PME au Maroc, cette trêve représente une opportunité pour se pencher sur la question des licences logicielles, de faire le point sur la situation juridique de ces outils et de régulariser éventuellement cette situation, et d’acquérir les licences adéquates. Mais, sur le terrain, la situation se présente d’une manière particulièrement problématique. En effet, selon une récente étude menée par le cabinet IDC, aujourd’hui plus de 7 logiciels sur 10 installés et utilisés dans les entreprises marocaines sont des copies illicites. Et pour cause, certaines entreprises pensent économiser en achetant un logiciel sans licence.
Mais, en même temps, ces dernières se voient du coup privées de l’assistance technique et des mises à jour proposées par les éditeurs. Pire encore, elles s’exposent à des risques juridiques et financiers pouvant mettre en péril leur réputation et leur activité.
Consciente de ces difficultés, la BSA a mis à la disposition des entreprises un ensemble d’outils gratuits pour les accompagner dans leurs démarches de régularisation.
Il s’agit, entre autres de EasyVista, un outil d’inventaires des logiciels qui permet d’obtenir la liste complète des logiciels installés sur un ordinateur. Totalement anonyme, l’outil se désinstalle automatiquement après chaque utilisation, ne laissant sur l’ordinateur que le compte-rendu de l’inventaire. Autre outil, le guide de gestion des logiciels. Ce dernier permet la compréhension des risques liés au piratage.
Il explique pourquoi il est important de bien gérer ses actifs logiciels, faire le point sur les logiciels existants et mettre en place une politique de gestion progressive des licences logicielles en entreprise. Ces outils peuvent être téléchargé gratuitement à partir du site officiel de BSA : www.bsa.org/northafrica.

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