La province de Khénifra mise sur le développement des plantes aromatiques

La province de Khénifra mise sur le développement des plantes aromatiques

Située au cœur du Moyen-Atlas avec des conditions climatiques favorables

Thym, romarin, menthe pouliot… Utilisées en cuisine ou en phytothérapie, les plantes aromatiques et médicinales sont recherchées pour leurs multiples bienfaits sur la santé et le bien-être. De la graine à la fleur, ces plantes nécessitent néanmoins un environnement propice et des conditions climatiques adéquates pour leur développement. Il se trouve que le Maroc dispose de l’un des sous-secteurs de plantes aromatiques et médicinales les plus riches au monde en raison de sa diversité. A l’image d’une grande pépinière naturelle, on y compte 4.200 espèces dont 800 endémiques.

A ce titre, près de 600 à 800 de ces espèces sont reconnues pour leur caractère médicinal et/ou aromatique ainsi que pour leur potentiel de développement en particulier dans le secteur de l’exportation. A l’export, les opportunités qu’elles peuvent ouvrir sont larges. En termes de chiffres, le taux de croissance d’exportation est de 100% entre 2012 et 2017. Dans ce contexte, la province de Khénifra ambitionne de renforcer cette culture dans la région. Ainsi, elle vient de lancer une étude accompagnée d’une assistance technique pour le développement de la chaîne de valeur des plantes aromatiques et médicinales (PAM).

Située en plein Moyen Atlas, la province bénéficie de conditions «édaphoclimatiques avantageuses» pour le développement du secteur des plantes aromatiques et médicinales, explique le Conseil provincial de la région. Sur le terrain, cette zone montagneuse permet le développement de plantes aromatiques et médicinales dans un milieu exempt de pesticides et autres produits chimiques, ce qui en fait des produits d’excellence y compris leurs huiles essentielles ou leurs extraits.


«Cet avantage s’explique également par un niveau de pluviométrie relativement favorable aux plantes aromatiques et médicinales au niveau des différentes unités territoriales (haute montagne, moyenne montagne, Azaghar), et aux immenses forêts et parcours qui constituent les zones pourvoyeuses de plantes aromatiques et médicinales spontanées (thym, menthe pouliot, thuya, genévrier oxycèdre, romarin, lavandes, pyrèthre d’Afrique, chêne vert zen, cèdre, pins, eucalyptus, oléastre, arbousier, etc.).

La volonté des pouvoirs publics et des institutions locales et professionnelles est de faire du développement des PAM un axe privilégié d’un développement social et solidaire», indique le Conseil provincial de la région. Plus en détail, l’objectif sera d’appuyer la province de Khénifra dans la promotion et le développement du secteur des PAM, de conserver la biodiversité, d’améliorer la domestication et la culture de ces plantes.

Parallèlement, il s’agit aussi de réduire la pauvreté en augmentant la valeur des plantes aromatiques et médicinales cueillies en milieu naturel et faciliter leur accès aux marchés tout en assurant une pérennité de la production. Cette étude lancée par la province devra permettre d’évaluer les ressources aromatiques et médicinales et d’organiser la filière dans la province de Khénifra. Il sera aussi question d’améliorer le conseil technique dans le processus de sélection des espèces plantes aromatiques et médicinales à cultiver et de renforcer les capacités des différents acteurs de cette filière. D’ailleurs, un rapport sur le domaine du renforcement de capacités des coopératives dans le domaine des bonnes pratiques de valorisation de ces plantes sera établi.

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