Avec l’acquisition de 2.150 doses de semences sexées femelles
Elevage
La région de Casablanca-Settat mise sur la reconstitution et l’amélioration du cheptel pour renforcer durablement les performances de son élevage, notamment laitier. Cette dynamique se traduit notamment par des actions ciblées sur l’amélioration génétique des bovins et le renouvellement du potentiel productif.
La dynamique de l’élevage se renforce au niveau de Casablanca-Settat. Elle s’inscrit, désormais, dans une logique de consolidation et de renouvellement des capacités de production. En effet, la région dispose d’un important potentiel productif aussi bien sur le plan animalier que laitier. Intégré aux systèmes d’exploitation agricoles, le cheptel bovin contribue à la génération de revenus pour les agriculteurs et à l’approvisionnement des marchés en produits d’origine animale. Au-delà de sa préservation, l’heure est de reconstituer ses effectifs, d’améliorer la qualité génétique des animaux et de renforcer les performances des exploitations, notamment dans la filière laitière. Cette orientation traduit une volonté d’agir à la fois sur le nombre et sur la qualité du cheptel, en misant sur des leviers susceptibles d’améliorer durablement la productivité et les capacités de production des élevages.
Dans cette trajectoire, la génétique animale occupe une place centrale, en favorisant des animaux présentant de meilleures aptitudes en matière de production laitière, de fertilité, de longévité et de caractéristiques zootechniques. C’est dans cette optique qu’une opération ciblée sur le cheptel bovin laitier est désormais sur les rails.
La Direction provinciale de l’agriculture (DPA) de Settat prévoit, à cet effet, l’acquisition de 2.150 doses de semences sexées femelles de bovins laitiers. Inscrite dans le cadre du Projet solidaire centré sur l’elevage (PSCE), cette opération vise à contribuer à la reconstitution du cheptel bovin laitier dans les cercles de Ben Ahmed Nord et Sud, relevant de la zone d’action de la DPA de Settat. Elle s’articule en effet autour de deux catégories de semences. La demande porte en effet sur un lot de 1.500 paillettes de race type 1 et 650 paillettes de race type 2, soit un total de 2.150 paillettes. Au-delà de la reconstitution du cheptel, le dispositif accorde une place importante à la qualité génétique et zootechnique des semences. Sur le plan génétique, les semences devront provenir exclusivement de taureaux de race pure «Prim’Holstein Pie Noire» pour le type 1 et «Montbéliarde» pour le type 2. Les géniteurs devront être inscrits au Livre généalogique officiel de leur race, disposer d’un pedigree officiel et être intégrés dans un schéma reconnu d’amélioration génétique. Les taureaux donneurs devront notamment présenter des performances favorables en matière de production laitière, de taux butyreux et protéique, de fertilité, de facilité de vêlage et de longévité fonctionnelle. Les exigences portent également sur la morphologie mammaire et les aplombs.
Le dispositif accorde également une attention particulière au caractère sexé des semences. Le taux de sexage femelle garanti est fixé à au moins 90 %. Après décongélation, les doses devront respecter plusieurs critères de qualité biologique, notamment une motilité progressive d’au moins 25 %, une vigueur minimale de 3 sur une échelle de 0 à 5, ainsi que des seuils précis concernant les anomalies morphologiques, l’intégrité membranaire et l’intégrité acrosomiale.
La qualité sanitaire et la traçabilité constituent par ailleurs des exigences centrales du marché. Chaque lot devra être accompagné de certificats d’origine et sanitaires, de bulletins d’analyses de laboratoire, de fiches techniques, ainsi que de documents attestant la qualité génétique et le taux de sexage. Les informations relatives à la date de récolte, au taureau donneur, au centre de collecte et au numéro de lot devront figurer à la fois sur les paillettes et sur les documents d’accompagnement. Compte tenu de la nature biologique des fournitures, leur conservation et leur transport devront être assurés dans des conteneurs contenant de l’azote liquide à une température de -196°C.
Un conteneur supplémentaire devra accompagner les semences afin d’assurer le maintien des conditions de conservation pendant le transport. Le fournisseur devra également tenir un registre retraçant les conditions de température, le niveau d’azote et la durée du transport.
Rappelons que les lots livrés seront soumis à un contrôle qualitatif et documentaire par une commission technique. L’administration vérifiera notamment les certificats sanitaires et génétiques, les documents de traçabilité et de sexage ainsi que les conditions de transport et de stockage.










