Panorama économique : Maîtrisant l’inflation, mobilisant des financements climatiques conséquents et modernisant ses transports urbains, le Royaume illustre une trajectoire de développement durable et inclusif dans un contexte continental marqué par de profondes transformations. Retour sur les trajectoires économiques du Maroc dans le paysage africain, selon le rapport de «L’Economie Africaine en 2026 » de l’AFD.
La stabilité économique du Maroc a été mise en exergue dans la récente publication de l’Agence française de développement (AFD). Intitulé «L’Economie Africaine en 2026 », ce rapport propose une analyse des trajectoires économiques, sociales et politiques du continent dans un contexte de fortes recompositions internationales. Il met en lumière les transformations en cours et les leviers d’action pour un développement durable, inclusif et souverain. « Cette nouvelle édition met en évidence la diversité des trajectoires africaines et l’ampleur des transformations en cours.
Des dynamiques positives sont à l’œuvre, sans effacer les besoins d’investissement nécessaires pour soutenir les ambitions du continent africain : créer des opportunités d’emploi pour les jeunes, poursuivre la transition écologique et renforcer les services publics accessibles à tous », peut-on relever de Sandra Kassab, directrice du département Afrique de l’Agence française de développement. Et de poursuivre : « La pleine mobilisation des acteurs publics et privés au sein de coalitions durables et au service des objectifs de développement durable sera l’une des clés pour accélérer les transformations du continent ». S’agissant du Maroc, l’AFD assure dans sa publication que le Royaume se distingue comme l’un des pays africains les plus résilients sur le plan macroéconomique et les plus avancés en matière de financement climatique et de mobilité urbaine. Se référant audit rapport, le Maroc figure parmi les rares économies africaines ayant réussi à maintenir l’inflation autour de 2 % en 2025, dans un contexte continental marqué par une inflation moyenne proche de 12 %, témoignant d’une gestion macroéconomique maîtrisée. L’AFD souligne également le rôle du Royaume parmi les pays concentrant près de 46 % des financements climatiques africains, ce qui reflète sa capacité à mobiliser des ressources pour l’adaptation au changement climatique. En matière de mobilité urbaine, le rapport met en avant la mise en service du tramway Rabat-Salé en 2011 comme un tournant majeur dans l’image et la dynamique urbaine du pays. Cette expérience a été suivie par l’extension des réseaux de tramway et le déploiement de systèmes de bus à haut niveau de service (BRT) dans plusieurs villes, notamment Marrakech, Agadir, Fès, Casablanca et Rabat.
L’AFD relève enfin que le Royaume figure parmi les pays africains ayant récemment lancé de nouveaux systèmes de tramway en partenariat avec des acteurs publics et privés européens, confirmant son positionnement en matière de modernisation des transports urbains et de développement durable.










