L’Agence française octroie un prêt de 100 millions d’euros pour la réalisation du projet de RER à Rabat
Transport ferroviaire.
Le montage financier des projets RER (Réseau express régional) prend forme avec l’annonce d’un nouveau financement.
Les détails.
Le RER (Réseau express régional) reçoit un nouveau financement international. En effet, une convention de prêt signée entre le gouvernement et l’AFD (Agence française de développement) porte sur l’apport d’un financement important pour la réalisation du RER de Rabat. Dans les détails, l’AFD va octroyer un prêt de 100 millions d’euros. Le Réseau express régional de Rabat-Salé-Kénitra est un projet de réseau ferroviaire de transport constitué d’une ligne et desservant les gares de Rabat et son agglomération. Le projet s’inscrit dans le cadre des préparatifs du pays pour l’organisation de la Coupe du monde 2030. Il entre également dans le cadre d’une stratégie plus vaste incluant la réalisation de RER dans d’autres villes ainsi que la future LGV (Ligne à grande vitesse) reliant Kénitra à Marrakech. L’objectif du projet est de fluidifier le transport urbain. Ainsi, le futur RER devra relier la ville de Kénitra à Skhirat, en passant par Salé, Rabat, Témara et Aïn Atik avec un service quotidien et une fréquence de 15 minutes d’intervalle. Il faut préciser que ce projet a été pensé pour répondre aux enjeux futurs de la mobilité urbaine dans le cadre d’un programme global doté d’une enveloppe budgétaire de 96 milliards de dirhams.
Ce programme vise notamment à accompagner le développement soutenu que connaît le secteur ferroviaire, avec le lancement de la réalisation de la LGV Kénitra-Marrakech (430 km) ainsi que le développement des liaisons régionales entre Kénitra et Casablanca, à améliorer les conditions de mobilité au niveau des agglomérations de Casablanca, Rabat et Marrakech et à développer un nouvel écosystème d’industrie ferroviaire au niveau national. Ce programme intégré traduit la Vision éclairée du Souverain en faveur de l’amélioration de l’offre ferroviaire nationale et s’inscrit dans le cadre des orientations stratégiques du Royaume, sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi, en matière de développement durable, notamment la promotion de solutions de mobilité collectives à faible empreinte carbone.
Montage financier
Pour financer l’ensemble de ces projets, l’ONCF multiplie les initiatives. Dans ce sens, l’ONCF a annoncé récemment la clôture avec succès d’une nouvelle émission obligataire verte de 2 Mds DH. Après le succès de ses précédentes émissions d’obligations vertes « Green Bonds » initiées depuis 2022, l’ONCF marque son retour sur le marché des capitaux avec une nouvelle émission verte d’un montant de 2 milliards de dirhams. A travers cette nouvelle émission verte, l’Office se tourne vers la mobilisation de financements durables en appui à son programme de transformation du système ferroviaire national à l’horizon 2030, incluant l’extension de la Ligne à grande vitesse Kenitra – Marrakech, le déploiement de services ferroviaires de proximité dans les régions de Rabat, Casablanca et Marrakech, ainsi qu’un vaste programme d’acquisition de matériel roulant de dernière génération.
L’émission a suscité un fort engouement, avec un taux de souscription atteignant près de 5 fois le montant offert, soulignant la confiance renouvelée des investisseurs dans la trajectoire de l’Office et dans la pertinence de sa stratégie de développement durable. Avec cette troisième opération via des instruments certifiés Green Bonds, l’ONCF porte à 5 milliards de dirhams le montant cumulé des financements obligataires verts mobilisés depuis 2022, confirmant son positionnement d’émetteur de référence et son rôle d’acteur clé dans le développement de la finance durable au Maroc. L’accompagnement de cette émission a été assuré par CDG Capital, en qualité de conseiller financier et organisme chargé du placement, et par la Société nationale de garantie et du financement de l’entreprise, qui a apporté sa garantie à l’opération.
Train
Il faut préciser que dans le cadre de son nouveau cycle de développement à l’horizon 2030, l’ONCF avait finalisé l’attribution des marchés relatifs à son programme d’acquisition de nouveaux trains, pour une enveloppe globale de 29 milliards de dirhams. Ce programme d’acquisition de 168 trains nouvelle génération vise d’une part à renouveler la flotte existante de l’ONCF et, d’autre part, à accompagner la croissance du trafic ainsi que les projets de développement initiés à l’horizon 2030, notamment l’extension de la Ligne à grande vitesse de Kénitra à Marrakech, et le développement de nouveaux services ferroviaires de proximité type «RER» dans les principales régions du Royaume. L’attribution des marchés d’acquisition de trains intervient à l’issue d’un processus concurrentiel mené il y a plus d’une année sous forme d’un dialogue compétitif avec les principaux constructeurs de l’industrie ferroviaire mondiale. Ainsi, trois marchés ont été attribués aux entreprises ayant formulé les offres les mieux-disantes et économiquement les plus avantageuses : Marché relatif à l’acquisition de 18 Trains grande vitesse, attribué au groupement constitué de la société Française Alstom Transport SA et d’Alstom Railways Maroc.
– Marché relatif à l’acquisition de 40 trains Intervilles, attribué à la société espagnole construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles (CAF).
– Marché relatif à l’acquisition de 110 trains RER (Trains Navette Rapides et Métropolitain), attribué à la société sud-coréenne Hyundai Rotem.
Conformément aux exigences de l’ONCF, ces marchés sont assortis d’engagements de compensation industrielle avec le développement d’activités industrielles au Maroc en accompagnement de l’écosystème industriel ferroviaire national, et ce compris la mise en place d’une usine locale de fabrication de trains de proximité dans la perspective de développer l’ambition export des trains à moyen et long termes.
Par ailleurs, l’ONCF et les constructeurs choisis vont conclure des partenariats de maintenance des trains acquis sur une période pluriannuelle. L’attribution de ces marchés a également été accompagnée par la mobilisation de financements très concessionnels par les partenaires des pays d’origine, couvrant l’intégralité du montant des marchés. L’engagement de l’ONCF et de ses partenaires retenus permet d’entrevoir de belles perspectives de développement industriel, tout en confortant la place du ferroviaire comme épine dorsale de la mobilité durable, permettant ainsi de contribuer à la réussite de la co-organisation de la Coupe du monde 2030 par notre Royaume avec l’Espagne et le Portugal.
Bilan
Conseil d’administration. Marquée par une forte dynamique d’investissement et de croissance, l’année 2025 confirme la montée en puissance du secteur ferroviaire national et la consolidation du rôle stratégique de l’Office national des chemins de fer (ONCF) dans la mobilité durable au Maroc. Ces avancées se traduisent par l’accélération de chantiers structurants et le renforcement des capacités du réseau, notamment à travers le lancement et la progression des travaux de la Ligne à grande vitesse Kénitra–Marrakech ainsi que la mise en œuvre du programme d’acquisition de 168 rames de nouvelle génération. Elles s’accompagnent également d’une performance opérationnelle remarquable, avec une fréquentation en hausse et une offre de mobilité élargie. C’est ce que l’on peut déduire du conseil d’administration de l’ONCF. A fin 2025, l’ONCF a réalisé un chiffre d’affaires dépassant pour la première fois le cap des 5 milliards de dirhams. L’activité voyageurs de l’ONCF a poursuivi sa trajectoire ascendante en 2025, et ce grâce au déploiement d’une offre de mobilité élargie et une accessibilité renforcée. Par ailleurs, l’activité «voyageurs» de l’ONCF a été soutenue par le déploiement d’une offre de mobilité enrichie et une accessibilité accrue sur l’ensemble du réseau. Dans ce contexte, 55,6 millions de voyageurs ont choisi le train pour leurs déplacements.










