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L’AgriTech pour répondre aux enjeux de développement en Afrique

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Un cycle de conférences sur la transition agricole lancé par OCP

L’agriculture intelligente est un enjeu majeur pour le développement durable en Afrique. Les technologies numériques, les datas et l’intelligence artificielle sont en train de transformer actuellement l’agriculture. Constituent-elles un accélérateur de la transition agricole ? Dans quelle mesure peuvent-elles réinventer les modèles existants tout en répondant aux besoins de la sécurité alimentaire ? Quelles sont les pistes de collaboration entre l’Europe et l’Afrique dans l’AgriTech ? Autant de questions abordées lors du webinaire «Trait d’Union» organisé par OCP le 3 février 2022 sous le thème «AgriTech : Comment faire émerger des technologies innovantes pour une agriculture durable».

Cet échange lance un nouveau cycle de conférences consacré à la transition agricole à la veille du prochain sommet UE-UA qui se tiendra les 17 et 18 février 2022 sous présidence française. Pour Eric Thirouin, membre du conseil d’administration de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et président de l’Association générale des producteurs de blé et autres céréales (AGPB), «c’est par l’agriculture de précision qu’on arrivera d’une part à réduire l’impact environnemental de l’agriculture et en même temps maintenir et développer une production à la hauteur des besoins de la planète et de la nécessité de notre souveraineté alimentaire.

Mais pour ça, il faut avoir accès à l’innovation». De son côté, Faical Sehbaoui, directeur AgriEdge, a souligné que l’imagerie-satellites, les drones ou encore les systèmes embarqués permettent «d’associer le numérique et l’agriculture». L’objectif de l’AgriTech est de proposer des solutions en constante évolution pour produire le plus possible tout en utilisant moins d’intrants, moins de ressources et moins de terrains possibles. A cet égard il explique que les outils numériques sont utilisés pour la cartographie des terres, le travail du sol, le semis de précision, pour le pilotage de l’irrigation, pour le raisonnement de la fertilisation ou encore pour l’entretien des cultures. «La tendance future est de poursuivre le recours à l’intelligence artificielle afin d’assurer davantage d’automatisation pour le secteur agricole», relève-t-il.