Economie

L’amandier en pleine floraison au Maroc

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Le Maroc voit grand pour ses amandiers. En effet, étant donné le développement rapide qu’a connu la culture de l’amandier ces dernières années, on peut dire que les efforts déployés par le ministère et les opérateurs du secteur commencent à porter leurs fruits. C’est ce qui se dégage des chiffres récemment publiés par le ministère de l’agriculture et de la pêche maritime dans sa note stratégique de veille économique relative au secteur amandier. Il en ressort que l’amandier, après l’olivier, est l’espèce fruitière qui occupe le plus de superficie au Maroc.

Cette superficie avoisine les 151.000 hectares en 2012 contre seulement 134.000 hectares en 2008, ce qui représente un accroissement de 13% sur la période. Aussi, suite aux efforts de plantation dans le cadre des programmes de diversification des cultures menés par le département de l’agriculture depuis le lancement du Plan Maroc Vert, des efforts importants sur la filière ont été entrepris. Dans ce sillage, la superficie non productive, qui reste en attente de maturation, s’est accrue de 8.000 sur les 5 dernières années.

Une évolution en superficie qui se reflète automatiquement sur la production. C’est ainsi que la filière amande a connu une nette croissance passant de 87.000 tonnes en 2009 à 97.000 tonnes en 2012, ce qui correspond à 20.000 tonnes d’amandes décortiquées sur hypothèse d’un rendement moyen au concassage de 20,2%.

Cette production est la conséquence directe de l’extension de la superficie de culture de l’amandier dans certaines régions en particulier. À ce titre, la note du ministère fait état d’une concentration à hauteur de plus de 50% de la superficie de l’amandier dans les régions de Taza-Al Hoceïma-Taounate et de Souss-Massa-Drâa alors qu’elles ne représentent qu’un tiers de la production nationale.

Par contre, deux régions, celles de Fès et de Meknès, se distinguent par des productivités élevées. Ainsi, avec 6% de la superficie productive d’amandier, Fès et Meknès totalisent près de 30% de la production nationale en 2012. La note du ministère explique que cet écart de productivité provient majoritairement de la conduite technique et du mode d’irrigation pratiqué. En effet, la conduite de l’amandier se fait à près de 80% en zone bour et se traduit donc par une volatilité des rendements liée à la variabilité climatique.

Cependant, le département de l’agriculture déplore que le secteur souffre d’une production dominée par les petites exploitations de moins de 1 hectare qui représentent, tout de même 80% des exploitations d’amandiers, générant, ainsi, une dispersion de l’offre. De ce fait, la prédominance de l’amandier dispersé a de fortes retombées sur les modes de commercialisation et les volumes mis sur le marché. Elle se traduit, donc, par des coûts de transactions élevés, de faibles volumes et une hétérogénéité des lots.

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