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Lancé en partenariat avec la Banque mondiale : Accélération du projet de développement de l’économie bleue

Les populations côtières du monde entier contribuent de manière significative à l'économie mondiale, soit 1.500 milliards de dollars par an . (D.R)

«Un accord de prêt de 350 millions de dollars a été signé avec la BM afin de contribuer au financement du Programme pour les résultats « Développement de l’Économie bleue au Maroc »».

Mise en œuvre. »
Le ministère de l’économie et des finances vient de dévoiler les détails du projet «Accélération du développement de l’économie bleue au Maroc».

Libérer le potentiel de l’économie à travers la valorisation durable des ressources des zones marines et côtières. C’est l’un des objectifs du programme national de l’économie bleue lancé en 2022 par le Maroc en coopération avec la Banque mondiale. Selon le ministère de l’économie et des finances, ce projet ambitieux concerne trois piliers, à savoir : la sécurité alimentaire nationale, le développement économique et la création d’emplois ainsi que la protection et l’utilisation des ressources naturelles. Pour ce faire, un accord de prêt de 350 millions de dollars a été signé en juin 2022 entre les deux parties avec l’ambition de contribuer au financement du Programme pour les résultats (PPR) «Développement de l’économie bleue au Maroc» sur une période de cinq ans (2022-2026). En même temps, un projet d’assistance technique sous forme d’un don de 5 millions de dollars est en préparation. Cette initiative vise en particulier à l’accélération de la mise en œuvre du programme pour les résultats à travers ses trois composantes, c’est-à-dire le développement d’une gouvernance collaborative pour l’économie bleue, le renforcement de la résilience et la planification intégrée ainsi que la partie relative à la gestion du projet.

Dans ce sens, le PPR de l’économie bleue a pour principaux objectifs de développer les cadres institutionnels, améliorer la gestion intégrée des ressources naturelles et renforcer les secteurs sélectionnés pour une économie bleue résiliente aux changements climatiques dans les zones concernées. Il s’articule autour de deux domaines. Le premier repose sur le renforcement des cadres institutionnels intégrés pour le développement de l’économie bleue afin d’établir un nouveau modèle de fonctionnement collaboratif entre les secteurs et les régions tout en s’appuyant sur les connaissances comportementales et une approche de leadership collaboratif pour faciliter la coopération. Le deuxième concerne l’amélioration de la gestion intégrée des ressources naturelles et le renforcement des secteurs sélectionnés à travers le soutien au tourisme durable et le développement du sous-secteur de l’aquaculture ; la réalisation de formations professionnelles dans les secteurs de l’économie bleue et la protection et la gestion des services écosystémiques et le renforcement de la résilience climatique dans les zones ciblées.

Dans ce contexte, l’assistance technique prévue est soutenue par le fonds fiduciaire Problue. Elle est apportée dans le cadre dudit programme et comprendra, entre autres, des activités de renforcement des capacités sur le développement institutionnel et les analyses techniques. En termes de gouvernance, il est à noter que le ministère de l’économie et des finances (MEF) gère le programme de l’économie bleue par l’intermédiaire d’une Unité de gestion du programme (UGP) afférente à la direction du budget (DB). Cette unité coordonne la mise en œuvre et le suivi des activités réalisées par les entités de mise en œuvre (8 en plus de la Direction générale des collectivités territoriales (DGCT) en tant que facilitateur) et assurera le secrétariat de la Commission interministérielle pour l’économie bleue (EB), en cours d’institution. De même, le ministère de l’économie et des finances dirigera et coordonnera l’établissement d’une Commission interministérielle de l’économie bleue ; le développement d’une stratégie de l’EB ; la préparation d’une plateforme de données pour évaluer les progrès dans le développement de l’EB et la création de mécanismes spécifiques pour la coordination de l’EB au niveau régional, y compris les clusters côtiers, rapporte la même source.

Pour rappel, l’économie bleue est définie par la Banque mondiale comme étant l’utilisation durable des ressources océaniques pour la croissance économique, l’amélioration des moyens de subsistance et l’emploi, tout en préservant la santé de l’écosystème océanique.

Selon les chiffres des Nations Unies, les populations côtières du monde entier contribuent de manière significative à l’économie mondiale – soit 1.500 milliards de dollars par an – et il est prévu que ce montant atteigne quelque 3.000 milliards de dollars d’ici à 2030.«

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