Le capital investissement marocain tend vers plus de transparence

Le capital investissement marocain tend vers plus de transparence

Enjeux environnementaux et sociaux, mixité, contribution fiscale…

Les acteurs du capital investissement marocains engagés dans l’intégration de l’extrafinancier dans les sociétés non cotées qu’ils accompagnent et en matière de contribution fiscale à l’économie.
C’est l’une des conclusions émises par l’Association marocaine des investisseurs en capital (AMIC) dans la 1ère édition du «rapport d’impact du capital investissement au Maroc-Exercice 2019» réalisé en collaboration avec le Cabinet Grant Thornton. Les grandes lignes de ce document ont été dévoilées lors d’une conférence en ligne organisée mardi 16 juin. Ce dernier décrypte l’engagement du capital investissement marocain en faveur des enjeux environnementaux, sociaux et de bonne gouvernance (ESG) dans les sociétés de capital investissement et dans les entreprises qu’elles accompagnent et la contribution fiscale de l’industrie du capital investissement en faveur de l’économie nationale.

Sociétés de gestion : Le nombre de femmes dans les équipes-métier atteint 30%

Au total, 80% des membres actifs de l’association ont participé à la première édition de ce rapport d’impact, soit 20 entreprises. Ces sociétés pèsent 5 milliards de dirhams au travers des actifs qu’elles gèrent. Les entreprises ayant fait part à cette démarche tendent de plus en plus vers une plus grande féminisation de leurs équipes. En plus de la diversité des classes d’actifs – Small cap, Mid cap, Large cap, Dette, Infrastructure et Venture – qui reflète la pluralité des acteurs et leurs spécificités. En 2019, 53% des sociétés de gestion mènent une politique ESG formalisée qui définit leurs engagements en matière sociale et environnementale. Parallèlement, plus d’un tiers d’entre elles réalisent des due diligences ou audits ESG en phases d’acquisition et/ou de cession, explique ledit document. Au sein de ces sociétés de gestion, le nombre de femmes dans les équipes-métier s’élève à 30%. Par ailleurs, les comités d’investissement et les conseils d’administration comptent respectivement 15% et 19% de femmes.

Sociétés investies : 100% de ces entreprises disposent des outils de communication et de transparence financière

«Les membres de l’AMIC tendent à accompagner la transformation positive de leurs participations pour bâtir des entreprises attractives dans le respect de l’environnement et de la société afin de garantir un avenir pérenne pour tous», relève le rapport précisant que plus de la moitié des entreprises accompagnées par des fonds ont répondu à l’enquête ESG, soit 123 entreprises qui emploient près de 41.000 personnes. Celle-ci génèrent près de 31 milliards de dirhams de chiffre d’affaires. A fin 2019, ces entreprises atteignent respectivement des taux de croissance annuels moyens (TCAM) du chiffre d’affaires et des effectifs de 15,1% et 15%. Ce qui confirme l’impact positif du capital investissement en matière de création de valeur et d’emplois, selon la même source.
Dans le même sens, la croissance du chiffre d’affaires des entreprises investies affiche 12,3% en 2019 pour l’ensemble des secteurs investis (27% pour les services) tandis que le PIB est en hausse de 2,2%. Par ailleurs, 47% des entreprises investies par les fonds sont exportatrices et, entre 2018 et 2019, leurs exportations ont augmenté de 2%. Dans ces 123 entreprises, il s’avère qu’à ce jour plus de 11.000 emplois ont été créés.
La part des effectifs féminins a pour sa part augmenté de 7 points entre 2017 et 2019 pour atteindre 30%. Pour l’AMIC, «les entreprises investies affichent une amélioration significative des indicateurs RSE (mise en œuvre de plans annuels de formation, de chartes d’éthique et de valeurs, gestion prévisionnelle des emplois, des effectifs et des compétences ou encore actions environnementales et sociétales) entre la prise de participation et la cession ou à fin 2019 pour les entreprises encore investies». En matière de gouvernance, l’impact des fonds se fait remarquer puisque la gouvernance s’impose de façon drastique dans les mois qui suivent la prise de participations avec près de 100% des sociétés investies mettant en place des outils de communication et de transparence financière.

Contribution fiscale en hausse de 2,5 milliards DH entre 2000 et 2019

Entre 2000 et 2019, la contribution fiscale des 123 entreprises qui ont participé à l’enquête a augmenté de plus de 2,5 milliards de dirhams pour une durée moyenne de détention de 6 ans, précise le rapport ajoutant que la progression du chiffre d’affaires entre l’entrée et la sortie des fonds (ou 2019 pour les entreprises encore en portefeuille) a un impact indéniable sur l’évolution des recettes de l’Etat.

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