Le Maroc attire des investissements américains ciblés principalement dans les énergies renouvelables et les infrastructures de transport ferroviaire liées à l’industrie.
Vocation : Le Maroc attire des investissements américains ciblés principalement dans les énergies renouvelables et les infrastructures de transport ferroviaire liées à l’industrie. Il est classé 8ème dans le top 10 des projets d’infrastructure soutenus par les États-Unis en Afrique pour 2026.
Le Maroc figure parmi les pays bénéficiaires majeurs quant aux principaux projets d’infrastructure financés par les États-Unis en Afrique. C’est un acteur central de la stabilité économique et énergétique en Afrique du Nord, capable de servir de pont entre l’Afrique subsaharienne, l’Europe et les marchés internationaux.
La politique américaine en matière d’infrastructures en Afrique ne se limite plus à des projets ponctuels. Portée par des mécanismes comme le Partnership for Global Infrastructure and Investment (PGI), l’initiative Power Africa et l’appui de la U.S. International Development Finance Corporation (DFC), elle vise plutôt la structuration de corridors économiques, la sécurisation des chaînes d’approvisionnement et le développement de systèmes énergétiques et numériques capables de soutenir l’industrialisation du continent. Et c’est là que le Royaume fait figure de partenaire naturel, doté d’un environnement politique stable, d’une vision stratégique claire en matière de transition énergétique et surtout d’un cadre réglementaire attractif et de développement industriel. On peut dire que le Maroc attire des investissements américains ciblés principalement dans les énergies renouvelables et les infrastructures de transport ferroviaire liées à l’industrie. Il est classé 8ème dans le top 10 des projets d’infrastructure soutenus par les États-Unis en Afrique pour 2026.
Des institutions financières américaines, notamment la DFC, ainsi que des entreprises privées du secteur énergétique, participent aux côtés de partenaires locaux à des projets solaires, éoliens et hybrides. Ces investissements s’inscrivent pleinement dans la stratégie nationale marocaine visant à porter la part des énergies renouvelables à plus de 40 % du mix énergétique d’ici 2030, renforçant la sécurité énergétique du pays et sa vocation d’exportateur régional d’électricité verte.
Un intérêt fortement stimulé par les infrastructures marocaines
Mais au-delà de l’énergie, il faut dire que les infrastructures de transport constituent un autre axe fort de l’engagement américain. Les projets soutenus concernent notamment le renforcement des capacités ferroviaires reliant Casablanca, Tanger et les principaux pôles industriels de l’intérieur du Royaume. On rappelle ici le programme d’infrastructures ferroviaires de 20 milliards de dirhams qui s’inscrit dans un plan global de 96 milliards de dirhams. Un chantier d’envergure, qui s’inscrit dans la stratégie nationale de mobilité durable, et qui vise à moderniser et élargir le réseau ferré, à renforcer la connectivité entre les grandes agglomérations et à répondre aux besoins croissants de transport collectif à faible empreinte carbone. Tout cela dans le but de fluidifier la logistique, réduire les coûts de transport et faciliter l’exportation des produits industriels marocains vers l’Europe et au-delà.
Un développement structuré, progressif et durable et une dynamique continentale
Par ailleurs les investisseurs américains bénéficient d’un avantage stratégique, à savoir la proximité géographique du Maroc avec les marchés européens, combinée à l’Accord de libre-échange Maroc–États-Unis. Ce qui permet à ces investisseurs d’intégrer le Royaume dans des chaînes de valeur transatlantiques et africaines. En plus de cet avantage, la solidité du climat d’investissement, la prévisibilité du cadre réglementaire et la continuité des politiques publiques stimulent fortement l’intérêt des Etats-Unis pour les infrastructures marocaines. Autrement dit, le Maroc est considéré comme une destination à faible risque relatif et à fort potentiel de rendement, notamment dans les secteurs de l’énergie verte, de la logistique et de l’industrie exportatrice. Et ce, contrairement à plusieurs marchés africains à risque élevé.
Le Maroc se positionne comme un pôle régional d’affaires et d’industrie
Tout le monde reconnaît aujourd’hui que le climat d’investissement au Maroc est sûr et suffisamment attractif. Certes, il existe des projets de très grande envergure, comme les infrastructures de GNL du Mozambique ou le corridor transafricain de Lobito et bien sûr ces projets dominent en valeur les financements américains, mais la particularité du Maroc est située ailleurs, dans une autre approche, celle d’un développement structuré, progressif et durable et qui repose surtout sur l’intégration régionale, la montée en gamme industrielle et la transition énergétique. Il convient de rappeler ici que les autorités américaines ont récemment mis à jour leur Rapport sur l’environnement des affaires au Maroc en 2025. Parmi les points essentiels, le document rappelle d’emblée que «le Maroc se positionne comme un pôle régional d’affaires et d’industrie, en tirant parti de sa localisation géographique stratégique, de sa stabilité politique et de ses infrastructures pour s’imposer comme base régionale de fabrication et d’exportation pour les entreprises internationales». Le même rapport met en avant les efforts du Royaume pour attirer et faciliter l’investissement étranger, notamment dans les secteurs exportateurs. Ceux-ci incluent des politiques macroéconomiques favorables, la libéralisation des échanges, des incitations fiscales et des réformes structurelles. Quant aux filières jugées prioritaires, l’accent est mis sur les énergies renouvelables, l’automobile, l’aéronautique, le textile, la pharmacie, l’externalisation et l’agro-industrie. Pour conclure, le Maroc est aux yeux des Etats-Unis, à travers les investissements, un acteur central de la stabilité économique et énergétique en Afrique du Nord, capable de servir de pont entre l’Afrique subsaharienne, l’Europe et les marchés internationaux. Et, du reste, il ne faut pas dissocier cette reconnaissance internationale de ses choix stratégiques en matière de développement, d’énergie et d’industrialisation. Ceci au-delà du fait que le Maroc figure parmi les pays africains bénéficiant de projets d’infrastructures soutenus par les États-Unis particulièrement grâce à son attractivité…










