Economie

Le coaching ailleurs

Issu du domaine sportif (coach signifie entraîneur en anglais), le coaching s’inscrit aujourd’hui dans une dimension professionnelle plus large, liée essentiellement à l’entreprise. Réservé au début aux dirigeants des grandes entreprises, le coaching se démocratise. Eu Europe, le coaching s’adresse aux cadres qui ont besoin d’améliorer leurs performances, mais aussi aux simples collaborateurs de l’entreprise.
Cette évolution s’explique pour plusieurs raisons. La vitesse de modification de l’environnement économique implique une excellence sans faille des managers. Et la compétitivité impitoyable oblige l’entreprise de mettre l’ensemble de ses collaborateurs en position d’apprentissage permanent y compris ses dirigeants. Outre le consulting classique, les entreprises européennes font de plus en plus appelle à ce service bien particulier. Pourquoi ? D’abord, il faut faire la différence entre conseil et coaching.
Dans le premier cas, l’entreprise attend du consultant l’expertise d’un spécialiste. Ses conseils sont attendus. L’entreprise attend de lui qu’il se positionne et donne son avis sur le domaine pour lequel il intervient. Dans le cas du coaching, le coach ne va pas s’occuper du contenu ni des solutions au problème.
Son but est de renforcer les capacités du coaché à trouver lui-même ses propres solutions. La valeur ajoutée du coach est bien d’aider le coaché à mettre à plat les difficultés qu’il rencontre pour ensuite l’accompagner dans la mise en place des solutions que le coaché aura lui même trouvé. Simple, mais surtout efficace. C’est pour cette raison que le Coaching fait fureur aux Etats-Unis. Et les Américains ont vite fait de retenir et de diffuser les systèmes qui permettent d’augmenter l’efficacité.
En Europe, le concept n’est plus un simple phénomène de mode et le coaching se présente comme un marché plutôt lucratif, vu le nombre croissant des cadres stressés. En France par exemple, un coacher professionnel se fait en général rémunérer à la séance : il faut compter entre 150 et 400 euros l’heure pour l’entreprise. La séance dure entre une heure et une heure et demie. Les cochers français se partagent à parts égales entre professions libérales et cabinets conseils. Et environ 30 % d’entre eux sont salariés. Bénéficiant d’un intérêt grandissant, les prestations de services du coaching investissent également le web. Au Canada, le coaching virtuel occupe une part non négligeable du marché. Là-bas, le service s’organise autour d’une rencontre mensuelle avec le coach et des sessions de suivi en ligne. L’e-mail, le chat et même la vidéo-conférence sont autant d’outils qu’utilisent à volonté la nouvelle génération des cochers.

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