Le Crowdfunding en tant que levier de développement de l’entrepreneuriat

Le Crowdfunding en tant que levier  de développement de l’entrepreneuriat

La CGEM et la Fédération des secteurs bancaire et financier ouvrent le débat

 

En attendant les textes d’application de la loi 15-18 relative au financement collaboratif, plus connu sous le nom de Crowdfunding et adopté en février dernier par la Chambre des représentants, de grands efforts sont déployés par les différentes parties prenantes pour le développement de ce nouveau mode de financement alternatif aux acteurs traditionnels et particulièrement avantageux aux start-up et porteurs de projets innovants, afin de pouvoir contribuer à la création d’emplois et de richesses. C’est dans ce contexte que s’est déroulé un webinaire, dont les travaux ont été initiés, jeudi 29 avril, sous le thème «Le Crowdfunding : un levier de développement de l’entrepreneuriat au Maroc». Initié par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et la Fédération des secteurs bancaire et financier (FSBF), cet événement, qui s’est tenu en partenariat avec Injaz Adveisory et sponsorisé par CIH Bank et Crédit Agricole du Maroc, s’est distingué par la participation des responsables publics, des investisseurs, des représentants de start-up et des fondateurs de plates-formes de crowdfunding. Intervenant à cette occasion, Lotfi Sekkat, président de la FSBF, a souligné l’importance du Crowdfunding comme un nouveau mode de financement qu’il faut faire connaître et promouvoir auprès du public. «Je pense que tout nouveau mode de financement, qui intervient dans cette situation de relance économique, est le bien venu», a dit M. Sekkat.

L’intervenant a fait part de la nécessité de la multiplication de modes de financement au Maroc. Dans ce sens, M. Sekkat a évoqué les deux mécanismes de financement, en l’occurrence la microfinance et le Crowdfunding, qui peuvent s’adresser au même public, mais qui sont quand même différents. Il a tenu à préciser que de point de vue technique, le Crowdfunding fait appel directement à l’épargne du public, alors que les institutions de microfinance recourent à d’autres organismes qui les financent.

Retard de l’Afrique

Pour sa part, Thameur Hemdan, co-président de Financement participatif Afrique et Méditerranée (FPAM) et fondateur de CoFundy et d’Afrikwity, a saisi l’occasion pour féliciter le Maroc pour l’adoption de la loi 15-18 relative au Crowdfunding et son ambition d’être parmi les pays pionniers en matière de la réglementation de cet outil de financement alternatif en Afrique. Comparativement aux pays les plus développés, dont les Etats-Unis où fut née la première plate-forme de Crowdfunding, l’intervenant a fait savoir que ce mode de financement collaboratif est encore en état embryonnaire sur le continent africain, bien que son avenir dans ce domaine semble prometteur.

M. Hemdan a fait savoir que les montants levés en Crowdfunding en Afrique sont aux alentours de 500 millions de dollars, alors qu’ils tendent vers les 40 milliards de dollars au niveau mondial. «70% des montants qui ont été mobilisés pour les financements des projets en Afrique viennent de financement de l’étranger», a-t-il dit, faisant remarquer que comme c’est le cas de la diaspora africaine, les Marocains résidant à l’étranger (MRE) vont jouer en faveur du développement de ce nouveau instrument de financement au Maroc.

De son côté, Abdelmounaim Dinia, directeur général du Crédit Agricole du Maroc, a indiqué que dans le cadre de leur stratégie de diversification de leur offre, les banques ont intérêt à investir dans le Crowdfunding, comme il avait déjà fait pour les autres programmes ou autres modes de financement. «Ce nouveau instrument financier viendra s’ajouter à la panoplie des produits de financement qui sont offerts par les banques pour répondre au maximum aux besoins de financement de notre clientèle», a-t-il souligné.

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