Le déficit commercial s’allège de 11,2% à fin mars

Le déficit commercial s’allège de 11,2% à fin mars

Grâce à une hausse de 12,7% des exportations

Le déficit commercial s’est résorbé de 5,63 milliards de dirhams marquant ainsi un allégement de l’ordre de 11,2 % comparé à la même période de l’année passée. Le taux de couverture ressort quant à lui en amélioration.

Les exportations marocaines affichent un rythme de croissance soutenu au premier trimestre de l’année. Les expéditions du Maroc ont affiché une croissance à deux chiffres à fin mars. On note dans ce sens des ventes de l’ordre de 77,61 milliards de dirhams en hausse de 12,7 %, gagnant ainsi 8,7 milliards de dirhams en glissement annuel. La dynamique des exportations se veut supérieure à celle des importations. Les achats du Maroc au titre du premier trimestre de l’année ont progressé d’à peine 2,6 % atteignant ainsi les 122,46 milliards de dirhams au titre des trois premiers mois de l’année. Compte tenu de ces évolutions différenciées, le déficit commercial s’est résorbé de 5,63 milliards de dirhams marquant ainsi un allégement de l’ordre de 11,2 % comparé à la même période de l’année passée. Le taux de couverture ressort quant à lui en amélioration. Il s’est en effet apprécié de 5,7 points grimpant ainsi à 63,4 %. Tour d’horizon des principales tendances relevées par l’Office des changes au premier trimestre.

Exportations : L’automobile, les phosphates et l’électronique décollent

La hausse des exportations observée au premier trimestre a concerné la majorité des secteurs. Citons en premier le secteur automobile dont les ventes ont accru de 38,9 % par rapport au premier trimestre 2020. Les exportations du secteur se sont en effet établies à 22,60 milliards de dirhams en consolidation de 6,32 milliards de dirhams. Une évolution qui s’explique, selon l’Office des changes, par la hausse de 51,9% du segment de la construction et de 23,4% de celles du segment du câblage. Les exportations de phosphates et dérivés ont suivi la même cadence. On relève dans ce sens une progression de 21,7% passant en une année de 11,01 milliards de dirhams à 13,4 milliards de dirhams à fin mars 2021. «Cette évolution fait suite principalement à la hausse de 1,51 milliard de dirhams des ventes de l’acide phosphorique et celles de 879 millions de dirhams des engrais naturels et chimiques», souligne-t-on de l’Office des changes qui relève par la même occasion une hausse de 21,5 % des ventes du secteur électronique et électricité. En revanche, le secteur de l’aéronautique peine à se redresser. Ses ventes à l’export ont reculé de 17,3 %. Le textile suit la même tendance baissière. Les exportations du secteur se sont contractées de 5,5 % perdant 460 millions de leur valeur en glissement annuel. Un repli qui provient de la baisse de 7,1% des ventes des vêtements confectionnés et de 19,5% de la chaussure. Pour ce qui est des exportations agroalimentaires, elles ressortent stables au premier trimestre de l’année. Les expéditions du secteur atteignent à fin mars les 20,46 milliards de dirhams en hausse de 120 millions de dirhams par rapport à la même période de l’année précédente. Cette ventilation résulte de la hausse de 2,6 % des ventes de l’agriculture, sylviculture et chasse au moment où les ventes de l’industrie alimentaire ont fléchi de 1,9 % sur ladite période.

La facture énergétique moins salée

Pour ce qui est des importations, la progression relevée au titre des trois premiers mois de l’année est tirée par la hausse de 3,19 milliards de dirhams des achats des produits finis de consommation et de 1,81 milliard de dirhams des produits alimentaires. Les achats des produits bruts se sont pour leur part consolidés de 930 millions de dirhams. En parallèle, les approvisionnements en produits énergétiques ont été moindres ce trimestre. L’Office des changes relève dans ce sens une baisse de 2,59 milliards de dirhams. De même, les achats des biens d’équipement se sont rétractés de 383 millions de dirhams sur ladite période. «La hausse de 11,9% des importations des produits finis de consommation est attribuable essentiellement à la hausse de 35% des achats des parties et pièces pour voitures de tourisme et de 23,5 % des voitures de tourisme», commente l’Office des changes à ce propos. Et de préciser que «l’augmentation de 12,5% des importations des produits alimentaires est due principalement à la hausse de 22,1% des achats de blé et à ceux de 72,5% des dattes». L’Office des changes note par ailleurs un allègement de 14,9 % de la facture énergétique. En outre, les importations de biens d’équipement ont baissé de 383 millions de dirhams se situant à 29,33 milliards de dirhams contre 29,71 milliards de dirhams une année auparavant.

Voyages : Seulement 5 milliards DH de recettes à fin mars

Le premier trimestre de l’année a été marqué par une baisse de 48,9 % de l’excédent de la balance des échanges de services. Le surplus ressort ainsi à 11,45 milliards de dirhams contre 22,40 milliards de dirhams une année auparavant. «Cette situation est tributaire à la baisse des exportations plus accentuée que celle des importations», fait savoir l’Office des changes. Les exportations à ce niveau ont atteint les 28,26 milliards de dirhams en repli de 34,9 %. Une baisse expliquée à hauteur de 78,4 % de la chute des recettes voyages, principale composante des exportations de services. En effet, les recettes voyages se sont chiffrées à 5,31 milliards de dirhams à fin mars contre 17,21 milliards de dirhams réalisés à la même période de l’année passée marquant ainsi un repli de 69,1 %. Les dépenses voyages ont pour leur part reculé de 47,6 %. A cet effet, l’excédent de la balance voyages s’inscrit, ainsi, en baisse de 76 % perdant ainsi 9,91 milliards de dirhams.

Hausse de 41,8% des transferts des MRE

S’agissant des transferts de fonds effectués par les Marocains résidant à l’étranger, l’Office des changes souligne une hausse de 41,8 %. Ces envois se sont consolidés de 6,16 milliards de dirhams pour atteindre les 20,89 milliards de dirhams. En revanche, les investissements directs étrangers (IDE) ont poursuivi leur baisse. Leur flux net s’est déprécié de 31,7 % revenant ainsi à 3,32 milliards de dirhams contre 4,87 milliards de dirhams une année plus tôt, résultant ainsi d’une baisse de 10,6 % des recettes IDE tandis que les dépenses ont progressé de 36,4 % sur la même période.

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