Le développement durable : Moteur pour les affaires

Le développement durable : Moteur pour les affaires

Le développement durable n’est plus uniquement un terme galvaudé, sans importance, utilisé par les entreprises dans leurs annonces et communiqués de presse. Il est devenu un élément essentiel d’une pratique commerciale réfléchie. Les organisations qui ne prennent pas en compte les mesures en termes de développement durable perdront un avantage concurrentiel.

Une technologie verte pour particuliers

Par Joseph Valleau (*)

Dans le cadre de la technologie, la notion de développement durable est encore plus présente dans l’esprit des clients et des employés. C’est particulièrement vrai pour les jeunes générations qui regardent leur avenir avec une véritable préoccupation et beaucoup d’anxiété. En effet, la génération Y, qui est dorénavant en partie constituée de décideurs et dirigeants d’entreprise, se soucie profondément de l’impact environnemental dans les décisions d’achat, tant dans le cadre professionnel que personnel. Leur passion pour le développement durable oblige les entreprises à apporter des changements. Les jeunes choisissent d’éviter les marques qui ne partagent pas leurs valeurs ou ne font pas preuve du même sentiment d’urgence (1).
Le prix n’est plus le seul critère qui influence les décisions d’achat pour toutes les tranches d’âge confondues. De nombreuses personnes prennent en compte l’implication en matière de développement durable d’une marque et ne veulent acheter que des marques qui agissent de manière responsable envers l’environnement.
La Covid-19 a permis de soulever de nombreuses préoccupations qui, jusqu’à présent, étaient peu visibles. La pandémie a mis en lumière l’importance des questions sociales et environnementales tout en permettant à de nombreuses personnes d’en prendre conscience. Les préoccupations écologiques sont désormais bien présentes dans les consciences sociales.

Développement durable et Covid-19
Ayant passé une grande partie de notre temps à travailler à domicile, beaucoup d’entre nous ont largement compté sur la technologie pour nous permettre d’accomplir nos tâches professionnelles. Selon une enquête menée par le portail d’emploi, ReKrute.com, en avril 2020, plus de la moitié (56%) des cadres au Maroc ont travaillé à domicile. Toujours selon la même enquête, de nombreuses entreprises ont déployé le télétravail pour protéger leur personnel et ralentir la propagation de la Covid-19. Cette pratique a poussé à évaluer la durabilité de la technologie utilisée pour le travail à domicile.

Les entreprises continuent à rattraper leur retard
Malgré l’importance croissante des pratiques commerciales durables et éthiques, de nombreuses entreprises cherchent toujours à rattraper leur retard. Avec le lancement des campagnes de vaccination, nous entamons à présent le long périple de la reprise économique et d’une certaine forme de retour à la normalité. Il subsiste néanmoins encore des incertitudes quant à la capacité des entreprises à se préparer dans un monde post-Covid.
De même, de nombreuses entreprises sont encore réticentes à accorder une importance aux questions environnementales et sociales après la Covid-19. En effet, selon une récente étude (2) menée par Epson sur les attitudes à l’égard du développement durable, seulement 33% des dirigeants d’entreprise estiment que l’impact écologique et social sera significativement plus important après la Covid, contre 75% de leurs consommateurs et de leurs employés.

Le facteur de l’âge
Selon la maturité de l’entreprise, l’on constate un changement notable d’attitude. Les startups perçoivent généralement la réalisation des objectifs d’impact environnemental et social comme une priorité. Ainsi, nombreux sont les entrepreneurs à allier projet professionnel et environnement en fondant des startups tournées vers l’énergie et le développement durable. C’est le cas au Maroc des startups incubées au sein de Bidaya, incubateur Social-Green-Tech casablancais qui, depuis sa création en 2015, a accompagné plus de soixante startups à fort impact environnemental et social, ou encore de l’association Enactus, qui accompagne, depuis 2003, les étudiants dans le Royaume à s’auto-développer tout en mettant en place annuellement une moyenne de 200 projets de développement durable, pour ne citer que ces deux exemples.
A l’inverse, les entreprises plus matures ne sont pas sur la même longueur d’onde et peu d’entre elles perçoivent le développement durable comme une priorité.
Néanmoins, pour les entreprises qui ne veulent pas encore s’engager dans des technologies environnementales à fort investissement telles que les panneaux solaires, un simple changement de technologie d’impression est un excellent point de départ. En passant d’une technologie d’impression laser à une technologie jet d’encre, les entreprises économisent de l’énergie, réduisent leur empreinte carbone et leurs coûts.
Ainsi, en opérant cette simple transition, les entreprises marocaines peuvent économiser 9.519.554 kw d’énergie par an, soit plus de 12 millions de dirhams économisés. Par ailleurs, le passage à la technologie jet d’encre a permis à une entreprise allemande d’économiser 128.848 kWh d’énergie et 63.007 tonnes d’émissions de CO2 (3).
En somme, les questions sociales et environnementales vont jouer un rôle plus important et, dans une certaine mesure, vont diviser le rôle des consommateurs, employeurs et employés. Bien que beaucoup comprennent que le développement durable n’est plus simplement une réflexion après coup, mais qu’il va bien façonner l’orientation d’une entreprise et la manière dont il séduit les clients et les employés, ceux qui ne parviennent pas à suivre le rythme seront probablement perdants à plus long terme.

(1) The Green Choice – Epson Europe’s Sustainability Report 2019/2020

(2) Etude menée par B2B International pour le compte d’Epson, juin 2020

(3) Calcul sur une période d’utilisation de cinq ans (une heure de phase d’utilisation par jour en fonction du comportement moyen de l’utilisateur du client) en fonction de la consommation d’énergie déclarée par le fabricant en mode de fonctionnement des imprimantes laser utilisées auparavant par rapport à la consommation d’énergie en mode de fonctionnement des imprimantes Jet d’Encre Professionnel Epson WorkForce. Facteur d’émission de CO2 basé sur le mix énergétique allemand moyen.

(*) Directeur des ventes d’Epson Afrique du Nord & Dom Com

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