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Le HCP relève une hausse de 4,4% : Un PIB en valeur de plus de 1.330 MMDH en 2022

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Le besoin de financement de la nation a connu un creusement en 2022. Il ressort à 46,9 milliards de dirhams, soit 3,5% du PIB contre 2,3% une année auparavant.

Comptes nationaux : Selon le HCP, les ménages et les institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM) ont produit 28,9% de la richesse nationale et ont disposé de 64,5% du revenu national brut disponible. Ils ont participé à la création de 29,7% de l’épargne nationale et de 27,9% de l’investissement

Le produit intérieur brut enregistre une évolution positive au titre de l’exercice 2022. C’est ce qui ressort d’une récente publication du Haut-Commissariat au Plan (HCP) relative aux comptes nationaux des secteurs institutionnels. A fin 2022, l’économie nationale a réalisé un PIB en valeur de l’ordre de 1330,2 milliards de dirhams, en amélioration de 4,4% comparé à 2021. Près de la moitié de la richesse nationale a été portée par les sociétés financières et non financières. Leur contribution au PIB s’est élevée à 45,3% en 2022 en amélioration comparé à la même période de l’année précédente (43,7%). Les administrations publiques y ont participé à hauteur de 16,1% au moment où la contribution des ménages et les institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM) est revenue à 28,9% du PIB, en léger repli comparé à 2021. De même, les impôts nets de subventions sur la production et les importations se sont établis à 9,7% du PIB, en repli de 0,6 point comparé à une année plus tôt. Pour ce qui est du Revenu national brut disponible (RNBD), il s’est redressé de 5,4% en 2022 pour se situer à 1.436,1 milliards de DH. « Cette évolution est due à la hausse de 4,9% du revenu brut disponible des sociétés (financières et non financières), de 5,3% pour les ménages et ISBLSM et de 6,2% pour les administrations publiques », explique le HCP dans sa publication. Les ménages et les ISBLSM sont les principaux contributeurs au Revenu national brut disponible. Ils y participent à hauteur de 64,5%. Ils sont suivis des administrations publiques (20,2%). Les sociétés arrivent en troisième position avec une contribution de 15,4% dont 2,5% pour les sociétés financières.

Le revenu disponible brut des ménages grimpe à 24.833 DH

S’agissant des ménages, leur revenu disponible brut a marqué au titre de l’exercice 2022 un accroissement de 5,2% contre une hausse de 9,2% enregistrée en 2021. Il s’est élevé ainsi à 910,6 milliards de dirhams, dont 46,5% portée par la rémunération des salariés à ce revenu. Se référant au HCP, le revenu mixte, y compris l’excédent brut du service de logement, a contribué au Revenu disponible brut des ménages de 38,7% au moment où les revenus de la propriété nets ainsi que les prestations sociales et autres transferts nets y ont participé de 30,9%. En revanche, le HCP observe une contribution négative à 16,1% des impôts sur le revenu, le patrimoine et les cotisations sociales. « Ayant évolué de 8,3% en 2022 contre 11,7% une année auparavant, la dépense de consommation finale des ménages absorbe 89,3% du revenu disponible brut des ménages.
Ainsi, le taux d’épargne des ménages s’est situé à 11,2% en 2022 », relève-t-on de la publication du HCP. Par ailleurs, les transferts sociaux en nature ont évolué de 9,8% contre 11% en 2021. A fin 2022, la consommation finale effective des ménages a atteint 936,4 milliards DH contre 863,4 l’année précédente. Il est à noter que le revenu disponible des ménages s’est amélioré d’une année à l’autre. Il a atteint 24.833 DH en 2022 au lieu de 23.845 DH en 2021 marquant ainsi une progression de 4,1%. Pour ce qui est du pouvoir d’achat des ménages, il marque une dégradation de 2,5 points après une forte hausse de 6,7% observée en 2021. Ce repli tient compte de l’évolution de 6,6% des prix à la consommation en 2022.

Creusement du besoin en financement de la nation

Pour ce qui est de l’épargne nationale, elle a régressé de 0,9% en 2021. Elle ressort à 356,1 milliards de dirhams. Dans les détail, les sociétés financières et non financières y ont contribué pour 60,8% au moment où les ménages et ISBLSM y ont participé à hauteur de 29,7% contre 9,5% pour les administrations publiques. Par ailleurs, la formation brute du capital fixe (FBCF) s’est améliorée de 7,5% en glissement annuel pour atteindre à fin 2022 les 360,8 milliards de dirhams. 58,5% de la FBCF nationale a été généré par les sociétés financières et non financières. De leur côté, les ménages et ISBLSM ont contribué de 27,9% au lieu de 29,6%, celle des administrations publiques s’est située à 13,6% au lieu de 20,1%.
A noter que le besoin de financement de la nation a connu un creusement en 2022. Il ressort à 46,9 milliards de dirhams, soit 3,5% du PIB contre 2,3% une année auparavant. Se référant au HCP, « ce creusement a été le produit d’une détérioration des capacités de financement des sociétés financières et des ménages (y compris ISBLSM) de 34,3 milliards de dirhams et de 7,7 milliards de dirhams respectivement, d’une part, et d’un allégement des besoins de financement des sociétés non financières et des administrations publiques de 10,6 milliards de dirhams , et de 14,4 milliards de dirhams respectivement».

Baisse de l’endettement des ménages

En termes d’endettement, les sociétés non financières ont eu un recours massif aux crédits bancaires. Le flux net des crédits accordés dans ce sens a atteint les 44,4 milliards de dirhams en 2022 contre 1,2 milliard de dirhams en 2021. Il représente, ainsi, 34 et 2% de leurs engagements, successivement pour 2022 et 2021. Quant au secteur de l’état, le HCP observe une nette baisse des émissions du Trésor public dans le marché intérieur. Leur flux net s’est établi à 20,5 milliards de dirhams en 2022 contre 48,6 milliards de dirhams en 2021. De même, l’endettement extérieur de ce secteur a connu une légère baisse, enregistrant un flux net de l’ordre de 7,7 milliards de dirhams en 2022 contre 8,1 milliards de dirhams en 2021. « A ce niveau, le flux net des titres de créances négociables émis à l’international est passé de -2,1 milliards DH en 2021 à -11,1 milliards DH en 2022 », commente le HCP. De même, l’endettement des ménages, y compris les entrepreneurs individuels, auprès des banques s’est inscrit en baisse.
A ce propos, le flux net des crédits est passé de 20,4 milliards de dirhams en 2021 à 16,3 milliards de dirhams en 2022. « En revanche, les dépôts ont enregistré une hausse massive, affichant un flux net de 89,6 milliards DH en 2022 contre 38,9 milliards DH en 2021, ce qui représente 95 et 63,3% de leurs avoirs respectivement», laisse entendre le HCP dans sa publication.
Il est à souligner que les sociétés financières ont enregistré un accroissement important au niveau des crédits et des dépôts. Se référant au HCP, le flux net des crédits accordés par ce secteur a atteint 87 milliards de dirhams en 2022 contre 34,2 milliards de dirhams en 2021. Les dépôts auprès de ces établissements ont affiché, pour leur part, un flux net de l’ordre de 177,5 milliards de dirhams en 2022 contre 102,5 milliards de dirhams une année auparavant.