Economie

Le Maroc et la Russie signent à Rabat un mémorandum d entente

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Et de deux pour la partie de pêche maroco-russe ! Après plusieurs mois de négociations longues et ardues, les deux partenaires se sont entendus sur les conditions présidant à une rallonge de leur coopération bilatérale en matière de pêche. Au demeurant une extension qui améliore les termes du premier accord dans le sens d’une meilleure préservation de la ressource halieutique et d’un plus grand rapport financier. Selon un communiqué émanant du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime, le Maroc et la Russie ont signé lundi à Rabat un mémorandum d’entente et paraphé un nouvel accord de coopération en matière de pêche. Le communiqué ajoute que ce document remplace celui qui a été signé le 3 juin 2010 à Moscou et qui est arrivé à échéance le 2 juin 2012. Des dates qui indiquent combien les négociations ont été longues et ardues avant d’aboutir à un nouveau round de partenariat et qui rappellent aussi que l’Espagne avait espéré voir se conclure à pareille époque une rallonge à l’accord dénoncé par le Parlement européen l’année dernière. Toujours est-il qu’en vertu du nouvel accord maroco-russe, «dont la durée est fixée à 4 ans, il est permis à une flotte de 10 navires russes de reprendre leurs activités dans les eaux territoriales marocaines».  
En contrepartie, les armateurs russes s’acquitteront d’une redevance financière représentant le droit d’accès à la ressource, compensation dont on précise qu’elle a été augmentée de 100% par rapport à 2011 tandis que les redevances relatives aux captures se sont accrues de 40%. Il est par ailleurs fait obligation aux bateaux russes d’avoir à bord 16 marins marocains, soit 2 de plus que ce qui a été prévu dans l’ancien accord. Outre cet équipage, la présence d’un observateur scientifique est exigée pour le suivi et le contrôle des activités des navires en mer. Cette action de contrôle est de surcroît renforcée par la visite technique que doivent subir dans les ports marocains les bateaux de pêche afin de «contrôler leur conformité aux dispositions techniques de l’accord, la vérification du système d’installation et de fonctionnement de la balise permettant la surveillance par satellite de chaque navire, ainsi que l’embarquement des marins et de l’observateur scientifique».  
Le communiqué qui laisse entendre que ces différentes mesures de contrôle et de prévention ont pour but de préserver la ressource, précise que cette dernière est régie suivant des plans d’aménagement. Il donne l’exemple des petits pélagiques dont les stocks sont répartis par quotas de telle sorte que seul le surplus épargné après satisfaction de la demande des bateaux nationaux profite à la flotte étrangère.

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