Les pronostics se confirment. La croissance nationale a ralenti légèrement au cours des trois derniers mois de l’année 2014. Le quatrième trimestre a observé, en effet, un taux de croissance provisoirement en repli de 0,2% par rapport à l’estimation retenue auparavant par le Haut-commissariat au Plan.
Comparé au même trimestre 2013, la croissance économique au Maroc se situe autour de 1,8% à fin décembre contre 4,6% une année auparavant. Le produit intérieur brut (PIB) en volume a donc atteint les 185,404 milliards de dirhams En valeur, le PIB s’est situé autour de 228,56 milliards de dirhams, en progression de 3% par rapport au même trimestre de l’année 2013.
Une révélation faite par le Haut-Commissariat au plan qui attribue le ralentissement de l’économie national au fléchissement de la valeur ajoutée agricole. 29,23 milliards de dirhams est le montant généré par le secteur primaire au dernier trimestre de l’année. Une valeur en retrait de 1,4% après une hausse de 21,2% observée auparavant. Les activités non agricoles ont, en revanche, sauvé la mise, passant de 130,7 milliards de dirhams à fin 2013 à 133,72 milliards de dirhams au 4ème trimestre 2014.
La pêche a connu un saut quantitatif dans ce sens puisque c’est la seule branche non agricole à avoir enregistré une croissance à deux chiffres durant le trimestre. 13,3% est la progression observée à ce niveau contre une hausse de 2,8% au même trimestre 2013. Le secteur a, ainsi, généré une valeur de l’ordre de 1,35 milliard de dirhams. Les postes et télécommunications ont connu un comportement trimestriel positif évoluant de 5,9% par rapport au 4ème trimestre 2013, dépassant de peu les services de l’éducation, de la santé et de l’action sociale ayant atteint une performance de 5,4% contre 3% observée à fin 2013. Les services rendus aux ménages et aux entreprises se sont par ailleurs améliorés par rapport à leur niveau au 4ème trimestre 2013. Pour 19,10 milliards de dirhams, ces services se sont renforcés de 2,1% contre 1,9% la même période de l’année précédente.
En revanche, une décadence a été observée au niveau des branches électricité et eau ayant affiché vers la fin 2014 une croissance moindre de celle observée une année auparavant. Il en est de même pour les transports dont le rendement a grimpé de 2,7% au 4ème trimestre contre une performance de 2,9% l’année dernière. En revanche, le secteur du BTP a connu une importante chute. D’une hausse de 6% observée vers fin 2013, le BTP a affiché une progression de 0,6% au dernier trimestre 2014.
Les ménages dépensent plus 111,527 milliards de dirhams est le total des dépenses de consommation finale des ménages marocains au titre du dernier trimestre de l’année 2014. Des débourses qui s’inscrivent en hausse de 2,8% par rapport à la même période de l’année précédente qui a connu une hausse de 5,4%. Ainsi, la contribution des ménages a été de 1,8 point contre 3,2 points auparavant. La consommation finale des administrations publiques est d’environ 29,75 milliards de dirhams, en hausse de 2,9 % gardant inchangée sa contribution au PIB (0,5 %). La consommation finale nationale a atteint, quant à elle, une valeur de l’ordre de 180,30, en hausse de 3,8 % par rapport à l’année précédente. L’épargne nationale dégringole Pour 236,78 milliards de dirhams les revenus bruts se sont détériorés à fin 2014. La baisse relevée est de 0,4% contre une hausse de 7,5% le même trimestre de l’année passée. L’épargne nationale qui a été de 28,8 % du PIB a baissé à 24,7%. Les échanges extérieurs impactent la croissance Les échanges extérieurs nets ont contribué négativement à la croissance avec 1,7 point au lieu d’une contribution positive de 2,3 points. C’est ce que souligne le Haut commissariat au Plan dans ses comptes nationaux. Une détérioration qui résulte d’une augmentation de 3% des importations des biens et services au lieu d’une baisse de 0, 2% une année auparavant. En revanche les exportations ont diminué de 0,8% contre une hausse de 6,1%, enregistré à la même période de l’année passée. |









