Le PNUD soutient le tiers-secteur au Maroc

Le PNUD soutient le tiers-secteur au Maroc

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) accompagne le développement du tiers-secteur au Maroc par le biais de l’Accelarator Lab de son bureau dans le pays. En effet, plusieurs initiatives innovantes encourageant le renforcement des capacités de la société civile et leur inclusion sont menées.

Celles-ci visent aussi à repenser les méthodes et approches d’intervention sur le terrain et mettre à la disposition des associations un ensemble d’études, d’outils et solutions innovantes pour accélérer l’atteinte des objectifs de développement local. «Une participation plus active et stratégique du tiers-secteur permettra une meilleure prise en compte des questions qui intéressent les citoyens et citoyennes au niveau local. Il contribuera à l’égalité des genres et l’inclusion sociale des populations les plus vulnérables en leur donnant des opportunités et possibilités de développement», affirme Rachida Akerbib, coordinatrice du programme Tadamon au PNUD Maroc. Cette approche s’aligne sur les propositions du nouveau modèle de développement qui envisage de faire du tiers-secteur un des leviers de création de richesses, d’emplois, d’inclusion, de progrès social et de développement des territoires. Dans cette perspective, le tiers-secteur doit se doter de «ressources et des capacités nécessaires en matière de gouvernance, de développement organisationnel et d’outillage de ses structures par des stratégies digitales et mécanismes de communication internes et externes afin de bien s’ouvrir sur son environnement et être à son écoute», explique la même source.

Renforcer les écosystèmes des produits du terroir
Parmi les projets appuyés par le PNUD Maroc, on citera celui de promotion de l’exportation de l’huile d’argan, de ses produits dérivés ainsi que d’autres produits du terroir marocain. «Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet Renforcement de l’intégration économique arabe pour le développement durable (AEISD) et dont l’objectif est de soutenir la contribution des coopératives de femmes à la politique commerciale et à l’intégration économique régionale arabe», indique Rachida Akerbib, ajoutant que ledit projet est mené en collaboration avec l’écosystème local de l’huile d’argan dont notamment les coopératives de la Région Souss-Massa-Drâa, des experts du commerce extérieur et des procédures douanières et ce, afin d’améliorer la valorisation des produits clés de cet écosystème par une politique d’export pour atteindre directement les consommateurs dans des marchés à haut potentiel comme les USA. A ce projet s’ajoute l’initiative Tadamon qui fait partie du programme d’autonomisation des organismes de la société civile pour la réduction de la pauvreté, qui est parrainé par le Fonds de solidarité islamique pour le développement (FSID), géré par la Banque islamique de développement (BID) et mis en œuvre par le PNUD. La finalité étant d’accompagner «les associations à avoir un meilleur accès à des financements alternatifs, construire et développer leur communauté, donner plus de visibilité à leurs projets et engager plus de partenaires et de donateurs. Le projet a été mené au profit de 19 associations qui ont commencé l’expérimentation de ce mécanisme via le lancement des premières campagnes», souligne la même source.

Le numérique au service des femmes à faibles revenus
Le digital est un outil incontournable pour mettre en valeur des produits et garantir leur visibilité. Dans ce sens, le programme des ambassadrices numériques a été développé au profit d’un collectif de plus de 50 femmes bénévoles. Il s’agit d’aider les femmes à faire face aux nombreux défis du commerce en ligne dans les milieux à faibles revenus. Cette initiative s’appuie sur deux axes. Le premier concerne une version locale du kit d’outils eFutures qui fournit des compétences numériques de base et des compétences commerciales et contribuera au développement d’une vulgarisation du numérique ciblant les femmes à faibles revenus dans les zones semi-rurales. Le deuxième consiste à encourager la communauté à utiliser les paiements numériques. Il s’agit dans ce sens de soutenir la mise en œuvre de la stratégie nationale d’inclusion financière pour la conception de plans d’action et la coordination des initiatives.

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