Le Royaume porte-étendard d’une Afrique décomplexée : Maroc «saga Africa»

Le Royaume porte-étendard d’une Afrique décomplexée : Maroc «saga Africa»

Le Royaume avance main dans la main avec de nombreux partenaires sur le continent et en dehors de l’Afrique, pour rattraper le retard cumulé par le continent dans plusieurs domaines.

L’Afrique du 21ème siècle se construit maintenant. Le chemin est long mais le continent peut compter sur la volonté de ses peuples. Dans ce sens, le Maroc est considéré comme un véritable porte-étendard d’une Afrique décomplexée. Le Royaume avance main dans la main avec de nombreux partenaires sur le continent et en dehors de l’Afrique, pour rattraper le retard cumulé par le continent dans plusieurs domaines.

Le Maroc, sous la conduite du Souverain, travaille surtout à redonner confiance aux Africains dans le continent. Dans ce sens, le Royaume est impliqué dans de nombreux projets continentaux appelés à jouer un rôle important dans l’avenir. C’est le cas de la Zlecaf. En effet, le continent s’est doté d’un nouveau marché commun dans une initiative visant à renforcer les échanges inter-africains. Pour rappel, l’accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) est entré en vigueur le 30 mai 2019. Et le Maroc est un pays signataire de cet accord. Dans ce sens, plusieurs institutions marocaines ont déjà réalisé des études sur l’impact escompté de ce projet d’envergure.

C’est le cas notamment du Policy Center for the New South (PCNS). Dans son rapport annuel de 2019 consacré à l’économie en Afrique, le Centre affirme que la Zone constitue une opportunité pour faire avancer l’intégration économique à l’échelle continentale. Inscrite sur l’Agenda 2063 de l’Union Africaine (UA), la nouvelle Zone de libre-échange continentale africaine traduit une vision ambitieuse et un mégaprojet d’intégration, auquel le Maroc a adhéré depuis mars 2018 et a ratifié cet Accord en février 2019.

Les efforts de convergence et d’intégration entrepris par les différentes Communautés économiques régionales et les objectifs de la Zlecaf visent à créer un seul marché continental des biens et services, d’établir la libre circulation des opérateurs économiques et, par conséquent, ouvrir la voie à l’accélération de la mise en place d’une union douanière en 2022 et une communauté économique africaine d’ici 2028, indique le rapport. Si la mise en place de la Zlecaf constitue un grand pas en avant, le Royaume n’a pas attendu le marché commun pour s’impliquer activement sur le plan économique à l’échelle continentale. Sur ce plan, les résultats du 4ème Baromètre de développement international élaboré par BearingPoint en partenariat avec la CGEM, sont édifiants. Cette étude fait ressortir l’intérêt grandissant que manifestent les entreprises marocaines pour l’Afrique en tant que destination de choix en termes d’investissement. Plus loin encore, les investissements directs marocains (IDM) en Afrique ont réalisé un saut fulgurant lors des dix dernières années avec un accroissement annuel moyen de 8,3% sur la période 2009-2019 (voir plus de détails dans nos pages intérieures). Il faut dire que le Maroc avait également mené des initiatives très prometteuses avec ses partenaires africains dans plusieurs autres domaines comme l’initiative triple A. Lancée en amont de la COP22 organisée au Maroc, l’Initiative pour l’adaptation de l’agriculture africaine (AAA) vise à réduire la vulnérabilité de l’Afrique et de son agriculture aux changements climatiques. Elle promeut et favorise la mise en place de projets concrets pour améliorer la gestion des sols, la maîtrise de l’eau agricole, la gestion des risques climatiques et le renforcement des capacités et solutions de financement. L’initiative constitue non seulement une réponse clé aux changements climatiques, mais également à l’insécurité alimentaire. Elle a pour objectif de mettre l’adaptation de l’agriculture africaine au cœur des débats et des négociations climatiques et de capter une partie substantielle des fonds climat. Dans son volet solutions, elle vise aussi à contribuer au déploiement de projets agricoles concrets. L’adaptation de l’agriculture africaine a été érigée, parmi d’autres, en priorité par la présidence marocaine pour la COP22. L’initiative a déjà bénéficié du soutien de 25 pays africains, de la CCNUCC et de la FAO.

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