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Le sommet d’affaires USA-Afrique tient ses promesses à Marrakech

Le sommet d’affaires USA-Afrique tient  ses promesses à Marrakech

Organisation réussie, plusieurs contrats d’affaires conclus et des milliers d’acteurs mobilisés…

L’accélération du développement économique et la prospérité passent par la conjugaison des efforts des gouvernements, des institutions financières multilatérales, des institutions de financement du développement, des fonds souverains ainsi que des investisseurs du secteur privé. Cette recommandation a été faite à l’unanimité par l’ensemble des intervenants ayant participé au panel de clôture du 14ème sommet d’affaires USA-Afrique dont les travaux ont pris fin vendredi 22 juillet à Marrakech.
Les participants ont ainsi salué par la même occasion l’annonce faite par la vice-présidente des États-Unis, Kamala Harris, par rapport à la tenue en décembre prochain du Sommet des dirigeants États-Unis-Afrique. Un événement qui discutera des défis allant de la sécurité alimentaire au changement climatique. Retour sur les moments forts de la clôture du sommet.

Le Maroc plaide pour la souveraineté dans toutes les stratégies sectorielles

Organisée autour du thème «Bâtir l’avenir ensemble – le futur», la plénière de clôture du sommet a constitué, en effet, un moment de réflexion collective sur l’avenir de l’Afrique, un continent prometteur à tous les niveaux. Intervenant à cette occasion, Ryad Mezzour, ministre de l’industrie et du commerce, a souligné la vision portée par Sa Majesté le Roi d’adopter «une politique cohérente et intégrée à l’égard de nos frères africains, fondée sur l’investissement conjoint des richesses, le développement humain et le renforcement de la coopération économique».
Malgré un contexte difficile plein d’enjeux et marqué par la reconfiguration de l’économie internationale, l’Afrique a tous les atouts pour être un acteur actif et mieux s’intégrer dans les chaînes de valeur et de transformation mondiales.
Les entreprises africaines ont ainsi un rôle déterminant à jouer et sont appelées à prendre des risques commerciaux pour saisir les opportunités offertes par un marché plus vaste en élargissant leur base de fabrication.
«Nos priorités, en tant que pays africains, doivent être de placer la souveraineté au cœur de toutes les stratégies sectorielles et de la considérer comme une priorité pour la sécurisation de l’approvisionnement et de l’emploi. Nous devons nous engager à encourager la fabrication locale, à créer des réserves stratégiques pour certains produits essentiels et à diversifier les sources d’approvisionnement en produits énergétiques et alimentaires», a ajouté M. Mezzour.

Une 14ème édition couronnée de succès

Le Maroc se réjouit par ailleurs du succès de cette 14ème édition du Sommet, placée sous le Haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Organisé par le gouvernement marocain, en partenariat avec «Corporate Council on Africa» (CCA), cet événement a connu la participation d’une importante délégation gouvernementale américaine, de ministres africains et de décideurs des plus grandes multinationales américaines et des milieux d’affaires africains.
On note ainsi la participation de 1.500 responsables, dont 80% issus du secteur privé, six ministres des affaires étrangères ainsi que plus de vingt ministres représentant des secteurs différents et plus de cinquante pays africains. «Plus de 450 d’entreprises américaines étaient présentes, ce qui est énorme, alors que plus de 5.000 mises en relation ont été initiées entre des représentants des secteurs public et privé», relève-t-on de Ryad Mezzour. De côté américain, Florizelle Liser, présidente et CEO du «Corporate Council on Africa» (CCA), a souligné que «ce Sommet a offert l’opportunité d’insister sur l’importance d’une action conjointe des gouvernements américain et africains, ainsi que des secteurs privés africain et américain, pour faire avancer les investissements et les relations économiques et commerciale entre les États-Unis et l’Afrique». Rappelons que ce Sommet a représenté, également, une opportunité de consolider le positionnement stratégique du Maroc, seul pays africain ayant conclu un accord de libre-échange avec les États-Unis, en tant que hub pour l’Afrique et partenaire économique de référence pour les USA. Les travaux de Marrakech ont été marqués par l’Organisation de dialogues de haut niveau, de sessions plénières, de panels, de tables rondes et de side-events autour des priorités du continent en matière de sécurité alimentaire, de santé, d’agriculture, de transition énergétique, de nouvelles technologies, d’infrastructures et d’intégration des écosystèmes industriels.

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