970x250

Le taux directeur serait maintenu à 1,5%

Le taux directeur serait maintenu à 1,5%

Selon les prévisions de CDG Capital Insight en prélude du conseil de Bank Al-Maghrib

«Cette course de rétrécissement des politiques monétaires devrait se poursuivre au cours des prochains mois en vue de contrôler les dérapages historiques de l’inflation, particulièrement dans les économies développées.»

Il est probable que le conseil de Bank Al-Maghrib qui se tiendra le 27 septembre maintienne le taux directeur inchangé au niveau de 1,5%. C’est ce que prévoit CDG Capital Insight dans une récente analyse décryptant les faits majeurs qui caractérisent le comportement des sphères monétaire, financière et réelle de l’économie nationale depuis la réunion du dernier conseil en juin 2022. L’objectif étant d’approcher les changements possibles en termes de conduite de la politique monétaire lors de ce prochain conseil. Voici les principales prévisions qui ressortent de ce document.

Diagnostic

CDG Capital Insight explique le maintien du taux directeur entre autres par «le retour prévu de l’inflation à des niveaux largement inférieurs aux pics actuels à l’horizon de prévision (8 trimestres) et des origines importées et d’offre des tensions inflationnistes actuelles; la fragilité de la reprise des crédits alimentée essentiellement par ceux destinés à la trésorerie et l’importance de maintenir des conditions de financement favorables pour soutenir la reprise économique post-Covid-19».
Ces prévisions reposent sur cinq éléments observés depuis la tenue du dernier conseil, à savoir un creusement du déficit de la liquidité du secteur bancaire sous l’effet d’une accélération de la circulation fiduciaire conjuguée à un rebond des créances nettes sur l’Etat, une poursuite du fort dérapage à la hausse de l’inflation et de l’inflation sous-jacente à des niveaux historiquement élevés. «Toutefois, ces tensions inflationnistes émanent de la composante importée et d’un choc d’offre sur l’alimentation frais, avec une demande des ménages en ralentissement et un accroissement des crédits à la consommation largement en dessous des niveaux historiques», indique la même source. A cela s’ajoute une reprise des crédits accordés au secteur privé, particulièrement alimenté par les comptes débiteurs et les crédits de trésorerie et à l’habitat, contre des replis de ceux destinés à l’équipement et à la promotion immobilière, souligne ledit document précisant que cette situation reflète que la reprise demeure toujours fragile et essentiellement destinée à maintenir le fonctionnement de l’existant à la place du financement de la formation brute de capital fixe. Ladite analyse relève également un fort ralentissement prévu de la croissance économique en 2022 sous l’effet d’une diminution prévue du PIB agricole. CDG Insight évoque aussi les perspectives favorables pour l’année 2023 avec notamment une reprise de la croissance économique sur la base d’une hypothèse de saison agricole moyenne autour de 75 millions de quintaux et un retour de l’inflation à des niveaux largement inférieurs aux pics actuels compte tenu de l’effet de base exceptionnellement élevé.

Un contexte particulier

Dans son document CDG Capital Insight rappelle le contexte national et international «très difficile» dans lequel intervient ce conseil affirmant qu’il est marqué par la hausse de l’inflation à 7,7% à fin juillet 2022, le ralentissement prévu de la croissance économique en dessous de 1% en 2022. Il revient sur «les réactions restrictives des banques centrales des pays développés face aux vagues inflationnistes et leurs impacts aussi bien sur les mouvements de capitaux et les conditions de financement des économies que sur la croissance économique mondiale fortement impactée par la crise Covid-19». Depuis le dernier conseil de Bank Al-Maghrib, une course de rétrécissement des politiques monétaires par les banques centrales a été enregistrée, selon la même source, aussi bien du côté des injections des liquidités, avec un arrêt de plusieurs programmes de rachat/refinancement, que de celui du coût de financement avec des rehaussements, parfois au-delà des anticipations, des taux directeurs. «Cette course de rétrécissement des politiques monétaires devrait se poursuivre au cours des prochains mois en vue de contrôler les dérapages historiques de l’inflation, particulièrement dans les économies développées. Ainsi, en plus des 4 révisions à la hausse des taux directeurs par la FED à une fourchette de 2,25-2,50%, une nouvelle révision de + 75 Pbs est prévue pour mercredi 21 septembre, ce qui portera le total des hausses à 300 Pbs depuis mars 2022», prévoit ladite analyse.
A noter que ce document se focalise dans un premier temps sur la politique monétaire visant la stabilité des prix en cohérence avec les orientations des politiques publiques, ensuite il se penche sur le creusement du déficit de la liquidité du secteur bancaire. Il consacre une partie au décryptage de la stabilité du Taux moyen pondéré global débiteur face à la reprise accordé au secteur privé et enfin décortique la hausse de l’inflation.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.