Economie

Le textile pénalisé

Une importante délégation marocaine, présidée par Rachid Talbi Alami, ministre de l’Industrie, du Commerce et des Télécommunications, s’est rendu les 5 et 6 mai dernier à Bruxelles. L’occasion a été le symposium international consacré aux différentes mutations que connaîtra le secteur des textiles à l’horizon 2005.
Cette réunion était organisée par le Commissariat Européen au commerce. Ont pris part à cette manifestation, quelque 800 experts, toutes professions confondues représentant 70 pays dont le Maroc. Dans son allocution introductive, le ministre a insisté sur les atouts à l’export des produits textiles marocains bien que l’entreprise nationale souffre encore d’un déficit de mise à niveau. « La proximité du marché européen, les délais de livraison relativement rapides et le coût du transport, constituent d’autres avantages comparatifs pour le Maroc »a-t-il souligné. Un appel a été lancé par le ministre Alami pour que l’Union Européenne soit sensible à ce que l’entreprise marocaine n’est pas encore structurée pour faire face à la fin des quotas dans un délai aussi court. Elle doit, par contre, appliquer rapidement la réciprocité en termes d’accord et d’échanges signés dans le cadre des partenariats entre les parties, car une ouverture brutale se répercuterait sans aucun doute sur les économies des pays en voie de développement, selon le ministre.
Pour les solutions à long terme, le ministre a insisté sur l’accompagnement des entreprises pour mettre en place ses systèmes de production intégrée dans le but de passer du stade de la sous-traitance au développement d’un produit fini. Pour atteindre cet objectif, il y a lieu d’élaborer un programme négocié avec les opérateurs nationaux pour sa finalisation. « Il s’agit, en fait, de financer des programmes au sein des entreprises destinées à la créativité, au stylisme, au modélisme afin de permettre au Maroc de sortir avec sa propre collection » avait mentionné Rachid Talbi Alami.