Le tourisme dans les starting-blocks

Le tourisme dans les starting-blocks

2022 pourrait être l’année de la reprise pour le secteur

L’Office impulse une dynamique de transformation profonde de son modèle opérationnel, avec une stratégie ambitieuse qui vise à amorcer la relance du secteur touristique dès que les conditions sanitaires le permettront.

Le tourisme a sans nul doute été la première victime collatérale de la crise sanitaire. Des annulations en cascade, des avions cloués au sol et des recettes en chute libre sont devenus le quotidien amer des hôteliers, des voyagistes et autres opérateurs du secteur touristique. Après une année 2020 cauchemardesque et un exercice 2021 en demi-teinte, les regards se tournent vers 2022 qui pourrait être l’année de la reprise pour le tourisme. Même si le caractère imprévisible de la pandémie impose de rester vigilant, plusieurs facteurs redonnent de l’espoir aux opérateurs et au secteur entier. Il y a tout d’abord la bonne marche de la campagne de vaccination qui atteint pratiquement ses objectifs dans les principaux marchés émetteurs de tourisme en Europe, en Asie et en Amérique du nord.

Certains pays, notamment européens, ont même décidé de lever la majorité des restrictions sanitaires pour un retour quasi normal à la vie de tous les jours dans ces pays concernés. D’autres contrées se dirigent bientôt à atteindre les objectifs de l’immunité collective et vont donc suivre le même pas très prochainement. L’autre facteur déterminant concerne le retour de la croissance et la reprise des activités économiques dans de nombreuses régions à travers le monde. Cette reprise va sans nul doute redonner confiance aux ménages et les encourager à consommer et bien évidemment voyager. En attendant la confirmation du retour à la normale ou du moins au même niveau d’activité avant la crise sanitaire, toutes les destinations touristiques phares dans le monde se positionnent et se préparent intensément au retour des touristes. Il est vrai que les changements importants générés par la crise du coronavirus et les restrictions sanitaires devront être pris en compte à la fois par les opérateurs touristiques et les acteurs institutionnels.

Le Maroc ne déroge pas à la règle. Au cours des derniers mois, le secteur touristique marocain a été propulsé sur le devant de la scène. Il faut rappeler dans ce sens qu’il fut parmi les activités économiques ayant obtenu des aides publiques relativement importantes en faveur notamment du personnel des établissements hôteliers. Une loi avait également été adoptée par le Parlement durant les premiers mois ayant suivi la crise pour permettre aux agences de voyages et aux activités liées de garder la tête hors de l’eau. Si ces mesures se sont révélées efficaces au cours des premiers mois, il est aujourd’hui question d’anticiper un retour à la normale et la reprise effective des activités touristiques. Dans ce sens, l’avènement de la Journée mondiale du tourisme (27 septembre) est une occasion pour faire le point et explorer les différentes pistes pour permettre au tourisme marocain de capter toujours une part de la demande mondiale. L’Office national marocain du tourisme (ONMT) avait ainsi pris plusieurs mesures au cours des derniers mois.

Concrètement, l’ONMT avait dévoilé son nouveau dispositif marketing de promotion de la destination Maroc déployé au niveau international, national et institutionnel. Ainsi, l’Office impulse une dynamique de transformation profonde de son modèle opérationnel, avec une stratégie ambitieuse qui vise à amorcer la relance du secteur touristique dès que les conditions sanitaires le permettront. A l’issue de plusieurs études, l’ONMT s’est doté d’une nouvelle architecture de marques basée sur une segmentation de ses publics en trois grandes catégories. En plus de la marque historique Visitmorocco, dédiée à la promotion de la destination Maroc auprès des touristes internationaux, qui a bénéficié d’une refonte pour en améliorer la pertinence, l’Office met en place deux nouvelles marques. Côté opérateurs, l’élection d’un nouveau tandem à la tête de la Confédération nationale du tourisme est clairement une réponse des professionnels aux défis qui se profilent à l’horizon pour le secteur.

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