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Le trafic portuaire a reculé de 4,2% en 2022

L’activité des conteneurs dans les ports relevant de l’ANP s’est chiffrée à 1.249.426 EVP à fin décembre 2022, soit une baisse de 2,9%. (DR)

L’ensemble des ports gérés par l’Agence nationale des ports dévoile une baisse d’activité durant l’année 2022 à l’exception de Mohammedia et Agadir, selon les données révélées par l’Agence. En même temps, l’activité des conteneurs révèle un recul à fin décembre 2022.

 

L’activité des ports gérés par l’ANP s’élève à fin décembre 2022 à 87, 2 millions de tonnes affichant une baisse de 4,2% comparativement à la même période en 2021. Les importations sont en hausse de 2,4% avec un volume de 56,2 millions de tonnes en raison d’un part à la croissance des trafics des céréales (+23,2%) et des hydrocarbures (+10%) et d’autre part au recul des importations du soufre (-8,4%), de l’acide sulfurique (-39,8%) et des produits sidérurgiques (-18,1%). Il en ressort aussi une forte baisse (-18,5%) des exportations, avec un volume d’environ 27 millions de tonnes due notamment à la baisse des ventes à l’étranger des phosphates (-42,7%), des engrais (-16,6%) et de l’acide phosphorique (-29,3%). Par ailleurs, les exportations, hors produits phosphatiers, ont progressé de 10,1% atteignant un volume additionnel de 885.902 tonnes.

«Cette amélioration est expliquée par l’augmentation du trafic du sel (+418,3%), du clinker (+30,2%) et du feldspath (+144,3%) », relève l’ANP. On notera également une croissance de 30,4% des volumes du cabotage, avec un volume de 4,1 millions de tonnes. Cette évolution s’explique notamment par la hausse du trafic des hydrocarbures (+9,3%) et par le cabotage d’un volume d’environ 534.406 tonnes de l’acide phosphorique depuis le port de Safi ville vers le port de Jorf Lasfar. Malgré un léger recul de son activité (-3%), Jorf Lasfar maintient sa première place en termes de trafic par port durant l’année 2022 avec une quote-part de 39%. La baisse d’activité de ce port est due principalement à la forte diminution des exportations des engrais (-17,7%) et des importations de l’acide sulfurique (-39,9%) et du soufre (-7,1%). Les trafics des céréales, des hydrocarbures, du phosphate et de l’acide phosphorique ont, par contre, marqué respectivement des croissances de 48,2, de 7,2, de 65,1 et de 8,8%. Constituant une part d’environ 29,6% du trafic global, le port de Casablanca a assuré de son côté le transit de 25,8 millions de tonnes à fin décembre 2022 en baisse de 11,1% par rapport à l’année précédente.

«Cette régression est due principalement à une baisse du trafic du phosphate (-54,8%), des aliments de bétails (- 14,2%) et des conteneurs (-1,6%). Cependant, le trafic des céréales, du sel et du charbon a enregistré des hausses respectives de 10,3, de 471,6 et de 16,1% », affirme la même source. Concernant les ports de Safi, ils ont enregistré un volume d’environ 8,9 millions de tonnes révélant une baisse de 9,4% en glissement annuel. « Cette situation s’explique notamment par la baisse du trafic du phosphate (-42,5%), de l’acide phosphorique (-13,5%), du soufre (-12,5%) et des engrais (- 15,6%). Le trafic des céréales a enregistré une hausse de 44,3%, avec un volume de 238.974 tonnes », souligne l’ANP. Générant un volume de 5,5 Millions de tonnes, l’activité de ce port a connu une hausse de 17,2%, tirée principalement par la reprise des importations du fuel (+352,6%), passant d’un volume de 194.145 tonnes en 2021 à environ 878.664 tonnes à fin décembre 2022. Pour sa part le port d’Agadir affiche une belle performance avec une progression de 16,5% enregistrant ainsi un volume de 6,5 millions de tonnes. «Cette évolution s’explique notamment par la hausse des importations des céréales (+32,9%) et du charbon (+25,2%) et des exportations du feldspath (+144,3%), du clinker (+34,6%) et des agrumes et primeurs (+80,4%). Par contre, le trafic des hydrocarbures a enregistré une baisse de 8,8%, avec un volume de 889.429 de tonnes », explique la même source. S’agissant du port de Nador, il connait une baisse de 2,3% de son activité en 2022 avec un volume de trafic de 3,8 millions de tonnes. «Ce repli s’explique notamment, par la baisse des exportations de l’argile kaolonique (- 55,5%), du coke de pétrole (-43%), des hydrocarbures (-10,7%) et par l’arrêt de l’exportation du clinker depuis le port. Les trafics des céréales, du TIR et du bois et dérivés ont enregistré des hausses respectives de 32,9, de 15.3 et de 45,4%», précise la même source.

Malgré un léger recul de son activité (-3%), Jorf Lasfar maintient sa première place en termes de trafic par port durant l’année 2022 avec une quote-part de 39%.

Pour ce qui est du port de Laâyoune, il atteint un volume d’environ 1,8 million de tonnes au cours de l’année 2022. Dans ce sens, le trafic de ce port a enregistré une régression de 15,9% par rapport à l’année 2021, induite particulièrement par le recul des exportations des phosphates (-19,2%) et du sable (-29%). En revanche, les importations du fuel oïl sont en croissance de 25,1%. A fin décembre 2022, l’activité des conteneurs dans les ports relevant de l’ANP est de 1.249.426 EVP (- 2,9%). En tonnage, le trafic des conteneurs connait aussi un très léger recul 0,8%, avec un volume de 12,2 millions de tonnes .

C’est le titre de la boite
Céréales, phosphates, hydrocarbures …

Évolution: Au cours de l’année 2022, les importations des céréales ont atteint 8,8 millions de tonnes en hausse de 23,2% en glissement annuel. « Cette évolution est due notamment aux conditions climatiques défavorables ayant entraîné une forte baisse de 67% de la production nationale des principales céréales (blé tendre, blé dur et orge) au titre de la campagne 2021/2022, dont le volume n’a pas dépassé les 34 millions de quintaux », relève l’ANP. Par port, il en ressort une forte concentration de cette activité à Casablanca avec un volume de 4,7 millions de tonnes, représentant environ 53,6% du trafic global des céréales (soit une hausse de 10,3%). De même, les importations en cette denrée dans les autres ports ont aussi connu des hausses (Jorf lasfar +48,2%, Agadir +32,9%, Nador +32,9% et Safi +44,3%). De son côté le trafic des phosphates et dérivés s’élève à fin décembre 2022 à un volume de 27,9 millions de tonnes, en baisse (-20,5%) par rapport à la même période en 2021. Selon l’ANP, ce résultat est dû principalement à la résultante de l’évolution négative des exportations des engrais (-16,6%), du phosphate brut (-42,7%), des importations du soufre (-8,4%) et de l’acide sulfirique (-39,8%). Enfin, le trafic global des hydrocarbures est de 11 millions de tonnes en 2022, en hausse +9,4% par rapport à 2021.

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