Economie

Les banques marocaines en manque de liquidités

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Les banques marocaines ne cessent de manifester leur besoin en liquidités. Un manque qui s’est chiffré à 51,1 milliards de dirhams au titre des sept premiers mois de l’année, soit un besoin additionnel de 11,3 milliards de dirhams par rapport à juin 2014. C’est ce qui ressort de la dernière revue mensuelle de Bank Al-Maghrib (BAM). La banque centrale a procédé durant la même période au versement de 33 milliards de dirhams d’avances à 7 jours et à 6 milliards de dirhams d’opérations de pensions livrées à 3 mois et à 13,9 milliards de dirhams d’opérations de prêts.

Ceci a porté les injections de Bank Al-Maghrib à 52,9 milliards de dirhams au titre des sept premiers mois de l’année. De même, les trésoreries bancaires ont subi un effet restrictif de l’ordre de 11,1 milliards de dirhams à fin juillet comparativement au mois de juin. Bank Al-Maghrib attribue cette évolution à l’accroissement de la circulation fiduciaire et la baisse des réserves nettes de change de la banque centrale.
Le marché interbancaire a observé durant le mois de juillet un taux moyen pondéré de 3,01%. En établissant un comparatif mensuel, ce taux est resté quasiment inchangé par rapport au mois de juin 2014. En revanche, le taux créditeur moyen pondéré maintient son repli d’un mois à l’autre. Se référant à la revue de Bank Al-Maghrib, ce dernier s’est inscrit en baisse de 7 points de base.

Pour ce qui est des taux débiteurs, ils se sont améliorés de deux points de base par rapport au taux moyen pondéré à 5,98%. Par objet du crédit, les taux appliqués aux facilités de trésorerie se sont élevés à 5,96 %. En contrepartie, ceux appliqués aux prêts à la consommation et aux crédits immobiliers ont baissé de 6 et 7 points de base. Les taux de crédits à l’équipement se sont situés à 5,44% contre 6,08%. La ventilation du crédit bancaire par objet économique démontre d’un encours de 755, 24 milliards de dirhams à fin juin 2014 contre 728,48 milliards de dirhams une année auparavant. Les crédits de trésorerie se sont élevés à 187,50 milliards de dirhams, soit un additionnel de 3,78 milliards de dirhams en une année.

La hausse a également concerné les crédits à l’équipement qui se sont établis à 141,47 milliards de dirhams contre 138,10 milliards de dirhams à fin juin 2013. Les crédits immobiliers ont atteint un encours de 234,8 milliards de dirhams contre 228,83 milliards de dirhams une année auparavant. Les encours versés dans le cadre des crédits à l’habitat ont franchi le seuil des 160 milliards de dirhams. En revanche les crédits aux promoteurs immobiliers ont connu un repli par rapport au niveau observé à fin juin 2013. L’encours est donc passé de 69,03 milliards de dirhams à 66,84 milliards à fin juin 2014. Il en est de même pour les crédits à la consommation qui, en une année, ont fléchi de 495 millions de dirhams. L’encours s’est donc situé autour de 39,87 milliards de dirhams contre 40,36 milliards une année auparavant.

Par ailleurs, les encours versés au secteur public ont avoisiné à fin juin 2013 les 45,18 milliards de dirhams, s’inscrivant ainsi en légère baisse par rapport à leur volume à fin juin 2013. La part attribuée au secteur privé est de 617,76 milliards de dirhams, dont 212,18 milliards de dirhams ont été accordés aux particuliers et marocains résidant à l’étranger. Les entrepreneurs individuels ont détenu des encours d’environ 56 milliards de dirhams au moment où leurs crédits ne dépassaient pas les 50 milliards à la même période de l’année précédente. Les crédits accordés aux sociétés de financement et établissements de crédit assimilés ont également grimpé atteignant respectivement des encours de 55,41 et 20,08 milliards de dirhams.

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