Les Chambres professionnelles réitèrent leurs doléances

Les Chambres professionnelles réitèrent leurs doléances

Pour atténuer l’impact économique et social de la crise sur l’économie nationale

Depuis le début de la crise sanitaire liée au coronavirus, les Chambres professionnelles ont fait preuve d’une mobilisation totale pour défendre les intérêts de leurs adhérents respectifs parmi lesquels les TPE-PME et les auto-entrepreneurs, qui sont encore plus fragilisés pour préparer la reprise de leur activité. C’est ce qui ressort d’une visioconférence organisée, jeudi 18 juin, sous le thème «Le rôle des Chambres professionnelles et l’institution législative pour atténuer l’impact économique et social sur les professionnels et l’économie nationale».

Initiée par l’Espace marocain des professionnels, cette table ronde visait à faire le point sur la situation actuelle ainsi que les difficultés et les contraintes rencontrées par les professionnels les empêchant de retrouver le rythme de leurs activités en temps normal. Dans ce sens, «il faudra redoubler d’efforts pour pouvoir accompagner les professionnels et satisfaire leurs doléances exprimées en cette période exceptionnelle», a fait savoir Omar Moro, président de la Fédération des Chambres marocaines de commerce, d’industrie et de services (FCMCIS).

L’intervenant a souligné l’importance du rôle joué par les Chambres professionnelles à travers les 12 régions du Royaume, dans l’approvisionnement de la FCMCIS en données et informations relatives aux différents secteurs, lui permettant l’élaboration du mémorandum national, dont le contenu a été soumis au Comité de veille économique (CVE). Et d’ajouter que la Fédération s’est basée sur les propositions et solutions contenues dans ce mémorandum national pour le renforcement de son plaidoyer devant la CVE et en faveur des professionnels et des acteurs économiques les plus affectés par cette crise.

Les participants à cette table ronde ont salué les mesures prises sous instructions royales qui ont fait du volet social une priorité et ont permis, entre autres, l’approvisionnement du marché national en produits alimentaires. Ils ont tenu à préciser qu’en parallèle, les opérateurs économiques avaient fait preuve d’un élan de solidarité à travers leur contribution au Fonds spécial Covid-19 et ont démontré un sens de responsabilité et de citoyenneté dans la préservation des emplois malgré leur arrêt partiel ou total de leurs capacités de production pendant le confinement.

Dans ce sens, ils ont appelé à venir en aide aux petits commerces et artisans (dans les kissariats et autres espaces commerciaux,…), qui ont été obligés de fermer leurs magasins ou leurs ateliers bien que leurs activités ne soient pas classées parmi celles jugées à risque de contamination par la Covid-19. Ils ont saisi l’occasion pour évoquer le dossier de l’assurance maladie et la retraite, qui avait fait l’objet en ce temps de crise de plusieurs réunions entre les Chambres professionnelles, le département de tutelle et les autres parties prenantes à ce projet. Ils ont ainsi appelé à la mise en œuvre de ce grand chantier, surtout que la grande majorité des professionnels, des commerçants et des auto-entrepreneurs ne bénéficie pas de la couverture sociale.

Les intervenants ont désapprouvé les mesures d’austérité proposées qui pourraient entraîner une récession dont il serait difficile de sortir. Ils ont ainsi incité les banques à mieux s’intégrer au dynamisme préconisé, à travers les facilités de crédits à bas taux d’intérêt, particulièrement aux artisans et aux détenteurs de petits commerces. «Les artisans sont dans le besoin urgent du financement pour pouvoir bouger», a dit le président de la Chambre de l’artisanat de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Mohamed Alhmidi, faisant remarquer que ce financement va aider les artisans à se remettre en selle après une période d’arrêt total de leurs activités.

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