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Les détails d’un dispositif lancé pour encourager les éleveurs : Opération reconstitution du cheptel bovin

Les détails d’un dispositif  lancé pour encourager les éleveurs : Opération  reconstitution  du cheptel bovin

L’article premier de l’arrêté stipule que le montant de la subvention pour la production de bovins des races pures sélectionnées est fixé à quatre mille (4.000) dirhams par tête pour le bétail né localement.

Le gouvernement anticipe les perturbations du marché et lance un dispositif d’aides au profit des éleveurs des bovins. En effet, un arrêté conjoint du ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, du ministre de l’intérieur ainsi que du ministre délégué auprès de la ministre de l’économie et des finances, chargé du budget n° 2719.22, vient d’être publié au Bulletin officiel. Le texte fixe le montant de l’aide financière étatique ainsi que les conditions et modalités de son octroi pour la production de vaches de races pures sélectionnées. Dans les détails, l’article premier de l’arrêté stipule que le montant de la subvention pour la production de bovins des races pures sélectionnées est fixé à quatre mille (4.000) dirhams par tête pour le bétail né localement. L’aide financière prévue à l’article 1 ci-dessus est accordée par l’Etat pour les éleveurs de vaches de races pures sélectionnées répondant à certaines conditions techniques. Il faut que les bovins concernés soient de races pures fixées par l’arrêté du ministre de tutelle. Il faut en outre que les femelles soient âgées de 8 à 24 mois et de 15 à 24 mois pour les mâles. Seules les têtes de bovins numérotées selon le Système national d’identification et de traçabilité (SNIT) et disposant de la Carte d’identification de bovin (CIAB) sont éligibles. Il faut préciser cependant que les éleveurs de vaches ne bénéficient pas des aides financières de l’Etat mentionnées ci-dessus, si les vaches sont nées après l’expiration du contrat de reproduction ou le veau est mort avant la date de sa sélection. Concrètement et pour bénéficier de la subvention de l’État, les éleveurs doivent déposer un dossier de demande de subvention contre récépissé de dépôt, signé et daté par les services compétents de la Direction régionale de l’agriculture ou de l’Office régional des investissements agricoles où se trouve l’exploitation agricole concernée. Ce dossier doit comprendre, outre la demande de subvention, d’autres documents, notamment la pièce d’identité du demandeur. Pour une personne morale, il faudra une copie des statuts ou du certificat d’inscription au registre du commerce en plus d’un certificat d’inscription au registre des coopératives. Dans le cas où le dossier est déposé par une coopérative ou une association, le dossier est composé d’une copie d’une pièce d’identité pour chaque éleveur ; une liste précisant les noms des éleveurs, leur adresse et les coordonnées de l’exploitation en plus du nombre précis des têtes de vaches sélectionnées. La demande d’aide financière de l’État doit être déposée dans les six (6) mois suivant le début de la date de sélection des bovins de race pure. Ce délai peut être prorogé une fois pour une période de six (6) mois en cas de la survenance d’un cas de force majeure ou de difficultés ayant empêché le dépôt du dossier de demande de subvention dans le délai prévu.

Traitement des dossiers

Les délais de traitement des dossiers de demande d’aide ou des dossiers complémentaires sont fixés à trente (30) jours. Ce délai pouvant être prolongé de trois (3) mois supplémentaires pour réaliser les expertises techniques nécessaires.

Il faut signaler que le dispositif d’aide expire le 31 décembre 2026 ou lorsque le nombre total de bovins de race pure sélectionnée atteint les quatre vingt mille (80 000) têtes. Afin d’étudier le dossier de demande de subvention, les services compétents de la Direction régionale de l’agriculture ou la Direction régionale des investissements agricoles procèdent à la vérification des pièces constituant le dossier de demande de subvention en plus de la réalisation de l’expertise technique nécessaire sans oublier le contrôle effectif des vaches objet de la demande.
Après cette étude, le demandeur reçoit une lettre l’informant de l’approbation de sa demande et du montant de l’aide qui lui a été accordée ou bien une note indiquant le non-respect des exigences ou les lacunes qui ont été relevées dans le dossier de candidature.

Filière laitière

Le ministère de l’agriculture et les professionnels de la filière laitière se sont engagés en octobre dernier à œuvrer ensemble pour faire face à la conjoncture difficile. Un dispositif de suivi est mis en place de concert avec les professionnels pour garantir l’approvisionnement du marché et satisfaire la demande. Une rencontre de travail avait eu lieu entre Mohamed Sadiki, ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, et la Fédération interprofessionnelle du secteur laitier «Maroc Lait». A l’ordre du jour, la présentation de la situation de la filière lait ainsi que les mesures à prendre pour maintenir l’équilibre de la filière. L’occasion étant également d’appuyer les éleveurs et accompagner les opérateurs de la chaîne de valeur. «La filière lait subit l’impact de la conjugaison de plusieurs facteurs, notamment la sécheresse sévère de l’année écoulée, le renchérissement des prix des aliments lié à la conjoncture internationale (conséquences de la Covid-19, prix de l’énergie et de l’aliment de bétail)», avait annoncé un communiqué du ministère de l’agriculture.

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