Les engagements de Lydec pour la protection du littoral casablancais

Les engagements de Lydec pour la protection du littoral casablancais

Système anti-pollution, surveillance des rejets, contrôle des eaux de baignade…

Le 8 juin de chaque année le monde célèbre la journée de l’océan. L’occasion de s’arrêter sur les réalisations faites pour le littoral casablancais et la contribution de Lydec en faveur de la préservation de l’océan. L’entreprise a récemment dévoilé l’ensemble de ses actions à ce sujet. Dans ce sens, la Feuille de route développement durable 2030 (FRDD 2030) de Lydec prend source dans les référentiels nationaux et internationaux en matière de développement durable (comme les ODD, Stratégie nationale de développement durable).

Dépollution des eaux usées
Pour protéger la ressource en eau et éviter le rejet de polluants dans l’environnement naturel incluant l’océan, Lydec dit avoir mis en place un système de dépollution des eaux usées au niveau du Grand Casablanca. Dans ce sens les deux stations de prétraitement des eaux usées pour les systèmes anti-pollution Est et Ouest du Grand Casablanca, avant le rejet en mer, ont toutes deux été certifiées ISO 14001. Il s’agit de la station El Hank mise en service en 1994 dans le cadre de l’anti-pollution de la zone Ouest de Casablanca et la Station Eaucéan à Sidi Bernoussi, mise en service en 2015, qui dépollue la zone Est, incluant la ville de Mohammedia. Le Grand Casablanca compte également deux stations d’épuration des eaux usées (Step), pour les zones éloignées des deux grands systèmes anti-pollution de la zone. Cela concerne la Step de Médiouna, mise en service en 2013 (dotée de la technologie de bioréacteur à membranes, et certifiée ISO 14 001) et de la Step de Nouaceur récemment exploitée par Lydec après transfert des ouvrages mis en place par l’ONDA à l’autorité délégante, et dotée de la technologie boue activée.

Un filet d’interception des macrodéchets
Pour éviter le déversement accidentel en mer au niveau des stations de prétraitement, Lydec procède à la surveillance des rejets. Au niveau d’El Hank, se trouvant à proximité de l’esplanade de la Grande Mosquée Hassan II, l’entreprise effectue une surveillance quotidienne et mobilise une équipe de nettoyage pour enlever les déchets accessibles. Parallèlement, Lydec a pensé à un filet d’interception des macrodéchets flottants, avant leur déversement en mer, au niveau du collecteur El Hank.
Ce projet permet notamment d’atténuer l’impact des déchets flottants et empêcher leur retour vers la baie d’El Hank.

Des vannes murales télégérées
En plus de l’ensemble des mesures mises en œuvre, Lydec a conçu d’autres dispositifs pour protéger le littoral casablancais. Elle a mis en place des vannes murales télégérés sur les conduites de rejets. Ces équipements empêchent l’eau parasitaire de s’introduire dans le milieu aquatique.
Lydec travaille également sur l’exploitation de l’ouvrage Super Collecteur Ouest (SCO), depuis 2020. Ce dispositif a pour fonction la canalisation des eaux de crue de l’Oued Bouskoura et leur rejet direct en mer. Elle a aussi déployé un «grappin hydraulique» qui est un appareil hydromécanique permettant d’extraire les déchets du fond des bâches au niveau des stations d’assainissement (curage) sans les arrêter. Cela évite le déversement direct des eaux usées dans la mer, notamment au niveau de la station de pompage Zerktouni à proximité de la mer et de la baie d’El Hank.

Rejets d’eaux industrielles : Les mesures de protections déployées

En ce qui concerne les rejets d’eaux industrielles, Lydec a renforcé son action pour la protection du littoral contre ce type de pollution. Elle a signé en 2020 pas moins de 86 nouvelles conventions d’accompagnement. L’entreprise a aussi effectué 2.434 enquêtes sur les rejets industriels. De plus, elle compte 490 assistances techniques auprès des industriels pour limiter la pollution. Par ailleurs, les rejets d’eau pluviale sont également contrôlés afin d’éviter le déversement accidentel en mer. Il s’agit aussi d’assurer la capacité hydraulique totale pendant la saison pluviale. En termes de chiffres, il y a 75 rejets en mer et en oueds qui sont gérés par Lydec. Ils sont inspectés 2 fois par mois. Dans le même sens, 26 opérations de nettoyage de rejets colmatés ont été réalisées en 2020 atteignant un volume de déchets dégagé de 85 m³.

Eaux de baignade surveillées

Axe important des actions de Lydec en faveur de la préservation du littoral, les eaux de baignade font l’objet de surveillance continue. En effet, Lydec réalise des campagnes de contrôle des principales plages du Grand Casablanca au niveau de la bande côtière allant de la plage Sablettes El Mansouria (Zone Est) jusqu’à la plage Tamaris III (Zone Ouest), d’avril à septembre chaque année. Ainsi, le calendrier des prélèvements est effectué en alternance avec celui du Laboratoire national des études et de la surveillance de la pollution (LNESP). «Ces contrôles permettent de suivre l’évolution de la qualité des eaux du littoral, et de s’assurer de la fiabilité des infrastructures d’assainissement et de dépollution mises en place pour protéger le littoral et l’environnement de manière générale», relève l’entreprise soulignant que l’objectif est également de prévenir les risques de santé publique. «En 2020, des stations de surveillance de la qualité des eaux de baignade ont été rajoutées au contrôle : 3 stations au niveau de la plage Essanawbar, et la plage Ain Diab qui est passée de 6 stations de contrôle à 15. Ainsi, 22 plages et 73 stations de surveillance ont été contrôlées durant la saison estivale 2020. Lydec a effectué 2.937 analyses des paramètres physico-chimiques et bactériologiques des eaux de baignade», rappelle la même source.

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