Le Maroc mène continuellement des réformes structurelles en profondeur afin de progresser vers un développement inclusif et durable.
Vision : De la COP22 à Marrakech à la mise en œuvre de politiques ambitieuses comme la Stratégie nationale de développement durable (SNDD), le Royaume a fait le choix d’un modèle de développement fondé sur la durabilité, l’efficacité énergétique et la protection des ressources naturelles.
Il s’agit d’un modèle qui traduit la vision à long terme de SM le Roi Mohammed VI, celle de concilier progrès économique et respect de l’environnement. Certes, le Maroc a déjà franchi des étapes importantes, mais les efforts ne s’arrêtent pas, le chemin se poursuit. Chaque initiative, chaque formation, chaque politique publique compte, tout comme chaque geste individuel. Parce que l’environnement est l’affaire de tous, chacun peut contribuer : en s’informant, en participant à des initiatives locales, en adoptant des comportements éco-responsables ou en sensibilisant son entourage.
Le Maroc mène continuellement des réformes structurelles en profondeur afin de progresser vers un développement inclusif et durable sous le règne de SM le Roi Mohammed VI, comme l’a expliqué le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, lors de la 4ème Conférence internationale des Nations Unies sur le financement pour le développement, qui s’est tenue, il y a quelques mois, dans la ville espagnole de Séville. En effet, les réformes mises en œuvre par le Royaume dans des domaines très importants tels que la protection sociale, l’assurance-maladie obligatoire, le logement, l’éducation et la santé reflètent la volonté nationale d’améliorer les conditions de vie des citoyens et de jeter les bases d’un développement inclusif et durable.
Une stratégie nationale…
La Stratégie nationale de développement durable (SNDD) à l’horizon 2035 constitue un pilier essentiel pour assurer une transition écologique juste et cohérente. Lors d’une intervention devant la Commission des infrastructures, de l’énergie, des mines, de l’environnement et du développement durable à la Chambre des représentants, la ministre de la transition énergétique et du développement durable, Leila Benali, a rappelé que cette stratégie inscrit le Maroc dans une dynamique renouvelée, visant à concilier développement économique et préservation des ressources naturelles. Cette version actualisée de la SNDD, fruit d’une évaluation complète de la première édition adoptée en 2017, tire parti des acquis majeurs tels que le renforcement de la coordination institutionnelle, l’élaboration de plans sectoriels précis et la mise en place d’une plateforme numérique dédiée au suivi. Il reste quand même certains défis, relevés d’ailleurs par la tutelle à l’instar de l’absence de mécanismes territoriaux de contrôle et de mesures d’indicateurs adaptés, ainsi que le décalage entre certaines mesures et l’évolution des politiques publiques. Mais la nouvelle stratégie adopte une approche intégrée et flexible articulée autour de six axes majeurs, à savoir la valorisation des ressources écologiques, l’accès équitable aux services, la transition vers une économie verte à faibles émissions, la sécurité énergétique, hydrique et alimentaire, la justice spatiale et la protection du patrimoine culturel. Et pour que ces priorités soient mises en œuvre, cinq leviers stratégiques s’avèrent incontournables : le développement du capital humain, l’accélération numérique et l’innovation, le renforcement du cadre légal et fiscal et la mobilisation des financements durables.
La ministre a également souligné que l’élaboration de la SNDD a bénéficié d’une large consultation, incluant des Assises régionales, des consultations sectorielles et sociales, ainsi qu’une plateforme numérique mobilisant l’opinion publique nationale et la diaspora marocaine. A souligner que cette stratégie s’appuie sur les Hautes Orientations Royales, le Nouveau modèle de développement, le programme gouvernemental et les Objectifs de développement durable des Nations Unies. Par ailleurs, on peut parler d’un bilan positif du Programme national de gestion des déchets ménagers (PNDM) 2008-2022, qui a permis d’augmenter le taux de collecte à 96%, de réhabiliter 67 décharges illégales et de mettre en œuvre 53 plans directeurs pour un investissement global de 21 milliards de dirhams, dont 3,1 milliards issus du secteur du développement durable. Cela sachant que pour la période 2023-2034, la nouvelle politique de gestion des déchets mise sur la réduction de l’enfouissement, le renforcement du recyclage et la valorisation énergétique. Elle s’appuie notamment sur un partenariat avec l’industrie du ciment pour la valorisation des déchets en carburant alternatif (RDF), favorisant ainsi une économie circulaire intégrée. Ce programme prévoit un investissement dépassant 21 milliards de dirhams avec l’appui technique de la Banque mondiale.
Selon la tutelle, l’importation des matières recyclables est strictement encadrée par la loi n° 28.00 relative à la gestion des déchets, soumise à des contrôles rigoureux incluant notifications, garanties financières, analyses techniques et autorisations.
Entre 2021 et 2025, 136 autorisations ont été délivrées, principalement pour des pneus en caoutchouc et des composants plastiques ou textiles. En tout cas, un suivi rigoureux de la SNDD sera effectué grâce à un tableau de bord national comprenant des indicateurs clés tels que le taux de dépendance énergétique, le taux de recyclage national des déchets ménagers ou encore le taux d’alphabétisation et les pertes économiques liées aux catastrophes naturelles.










