Tout d’abord, nous désapprouvons et rejetons en bloc toutes les allégations préjudiciables et diffamatoires portées contres des confrères, citoyens et professionnels respectueux de l’éthique et faisant des sacrifices énormes pour le développement de leur pays, ainsi que les atteintes non fondées à l’égard des instances qui se sont illustrées par un exercice consciencieux de la démocratie. Le moins que l’on puisse dire de cet agissement est qu’il constitue un manquement flagrant aux principes fondamentaux de la déontologie et une enfreinte grave aux code et réglementation ; ce qui est passible de poursuite judiciaire.
D’une part, les attributions de l’Ingénieur géomètre topographe (IGT), qui découlent de la définition de l’IGT donnée par la Fédération internationale des géomètres (FIG), sont explicitées dans la loi (30-93) organisant la profession.
Ces attributions démontrent clairement le caractère horizontal et la diversité de l’activité et des produits de l’IGT. Ainsi, l’éventail des partenaires englobe beaucoup plus que l’habitat, l’urbanisme ou les routes, et les produits ne se limitent pas à la simple détermination des superficies qui restent un sous-produit parmi tant d’autres.
D’autre part, tous les actes de l’IGT sont soumis à des contrôles et vérifications, et l’ordre national des ingénieurs géomètres topographes est investi de pouvoirs disciplinaires dont il use pour réprimander tout pratique illégale avérée.
En effet, la structuration et l’organisation de la profession sont passées par plusieurs étapes suivant le développement socio-économique du pays. La promulgation de a loi 30-93 (25 février 1994) instituant l’ordre des ingénieurs géomètres-topographes et organisant la profession est venue couronner les efforts que les IGT n’ont cessé de déployer avec le souci constant et majeur de donner à la profession le rang qui lui échoit.
En plus de réglementer l’exercice de la profession, les textes régissant l’ordre fixent de façon claire le mode d’élection, la composition et le fonctionnement des instances de l’ordre. Parler d’une main mise des IGT publics sur les instances de l’ordre, c’est méconnaître la loi et renier cette démocratie même que l’on prétend défendre. Les plans d’action de l’ordre émanent de la base et sont discutés et adoptés au sein des ses instances de façon démocratique.
Malgré son jeune âge, l’ordre a pu asseoir des bases saines de l’exercice de la profession, tisser des relations de coopération privilégiées avec plusieurs partenaires et organismes nationaux et internationaux ; et il continue, avec la même abnégation, à oeuvrer dans le même sens pour le renforcement et l’élargissement de ces relations fructueuses dans l’intérêt du pays.
Aujourd’hui, les IGT éprouvent une grande fierté pour l’estime, la considération et le respect que nous témoignent les pouvoirs publics et les partenaires ou organismes similaires. La lettre royale adressée aux IGT lors de leur premier congrès national est un autre témoignage fort et une reconnaissance de leurs efforts et qui constitue une source supplémentaire de fierté et de satisfaction et une charte directrice sur laquelle nous fondons nos actions.
L’IGT, qu’il soit dans le secteur privé ou public, a toujours fait preuve d’une grande abnégation et un sens aigu du devoir et du sacrifice pour jouer pleinement le rôle qui lui est dévolu dans le développement du pays. Notre relation avec l’institution du cadastre est un symbole de symbiose entre l’IGT public et privé et un modèle exemplaire de coopération étroite dans le but de hausser le niveau de la profession. Nous reconnaissons aux IGT de cette institution leur militantisme et leur sacrifice pour la profession et leur moralité sans faille. Quant nous défendons les droits de nos IGT, nous le faisons dans la sérénité et la transparence et tout en préservant aussi les droits de nos clients et demandeurs de service, dans la limite des prérogatives que nous donne la loi. Notre action émane de notre conviction profonde et adhésion totale aux principes fondamentaux de l’Etat de droit et nous croyons sincèrement en la Justice de notre pays, qui a tous les mécanismes pour réprimer toute pratique illégale avérée.
• Aziz Hilali









