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Les investisseurs restent timides

«Après une année 2000 caractérisée par une faible croissance, l’activité économique nationale doit se ressaisir en 2001», prévoit la dernière étude du Centre Marocain de Conjoncture (CMC). En matière de PIB, les conjoncturistes s’attendent, à un taux de croissance, qui atteindrait les 6,1%. Il dépasserait le taux enregistré au cours des années précédentes. Les explications résident sur les effets de la campagne agricole qui s’est démarquée par une certaine reprise, qui reste toutefois «timide» en matière d’exportations.
Rappelons que la consommation des ménages, qui représente une part importante du PIB, verra une minime progression à la fin de l’année 2001 par rapport au résultat affiché au cours de l’année 2000. Selon le CMC, «le taux de croissance moyen de cet agrégat ne serait que de 3,4%.
Cette évolution en valeur recouvre un accroissement d’un pour cent dû à l’inflation et moins de 2% correspondant au seul fait de l’évolution démographique», y indique-t-on dans cette publication. Pour leur part, les investissements et notamment la reprise n’est pas pour demain. En effet, la conséquence directe, qui en découle reste l’emploi.
D’ailleurs, l’emploi n’évolue positivement que par petites pincées. La paralysie demeure, dès lors de mise. Ainsi, il existe une réelle appréhension à s’engager de la part des entreprises. Ces dernières restent réticentes, quant aux investissements productifs. Cette tendance est perceptible au niveau de l’évolution de la formation brute du capital fixe (FBCF). Le taux actuel annonce une croissance de l’ordre de 4,5%, au cours de l’année 2002. L’autre signal de l’économie nationale consiste en le «compte extérieur». Durant l’année précédente, le solde du commerce extérieur comprenant les biens et les services enregistre une valeur négative.
Le déficit trouve son origine dans la part importante des importations des biens et des services par rapport aux exportations. Il en résulte selon les pronostiques, que les exportations afficheraient une croissance de 6,5% en 2001. Alors que, les importations enregistreraient une progression à hauteur de 8,7%. L’ensemble se traduit sur le plan des recettes fiscales à moins de 65 milliards de DH, à fin octobre 2001. Ce montant représente 90,8% des objectifs prévus par la loi de Finances. De même, qu’il a augmenté de 4,1% par rapport au mois d’octobre de l’année 2000.
La seule déception est en matière de la recette des droits de douanes, dont le taux est de 4%.
D’autre part, dans le domaine des dépenses de l’Etat, les dépenses ordinaires ont connu une évolution de 5,2% aux termes des 10 premiers mois 2001. Et ce à partir d’une comparaison, qui est réalisée par rapport à la même période de l’année précédente. La « rigueur» en matière du budget de fonctionnement n’a pas été respectée.

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