La convention signée mardi à Rabat et rassemblant la CDG, la TGR, le ministère de la justice et des libertés, ainsi que le Conseil national des notaires mettra fin aux dérapages qui marquaient les relations entre ceux-ci et leurs clients.
Auparavant, les fonds des citoyens étaient déposés suite à une transaction auprès des banques. Mais ce ne sera plus le cas en vertu de ladite convention. Celle-ci régit, en application du décret du 14 mai 2014, l’organisation et la gestion du compte ouvert au nom du notaire auprès de la CDG ayant la Trésorerie générale du Royaume en tant que partenaire principal de cette opération. «Vu sa présence dans les différentes régions du pays, la TGR aura pour rôle de faciliter la tâche des notaires. Le tout sous la supervision de la CDG qui se chargera du suivi et contrôle des dépôts», a expliqué Mohamed Ennamiri, secrétaire général du ministère de la justice et des libertés.
Le but étant de sécuriser les fonds des citoyens. Les notaires font, à leur tour, l’objet d’un intérêt particulier chez la CDG en vertu du document signé. «La convention vise à fournir des prestations de meilleure qualité aux personnes exerçant cette profession», a indiqué Anass Houir Alami, directeur général de la CDG. Pour sa part, le partenaire principal de ladite caisse a mené un travail de longue haleine dans ce cadre.
«Depuis un an et demi, la TGR a veillé à mettre en place les conditions nécessaires à la réussite des transactions des notaires», a précisé Noureddine Bensouda, trésorier général du Royaume. Ceci en mettant à jour le système informatique de la TGR et en créant dans ses différentes localités des espaces dédiés aux notaires entre autres. Le Conseil national des notaires voit les choses d’un autre angle. «L’avenir de notre métier dépend de la confiance que nous fait le citoyen», a déclaré Ahmed Amine Touhami El Ouazzani, président dudit conseil, qui adhère vivement à l’approche de sécurisation des fonds. «Nous sommes conscients que cette sécurisation ne peut se limiter à la loi. La qualification des ressources humaines permettra également d’éviter les dérapages que le métier a connus lors des trois dernières décennies», a-t-il enchaîné.










