Les responsables de l’administration publique sensibilisés à l’Open data

Les responsables de l’administration publique sensibilisés à l’Open data

Des ateliers organisés par l’Agence de développement du digital et la Banque mondiale

En termes d’enjeux, l’impact économique, social et financier de la data est de taille. Il se traduit à travers la création de richesses et les emplois. Au niveau des administrations publiques, l’Open data permet la participation du public à l’opérationnalisation des services publics et la baisse des coûts.

Comprendre les enjeux de la donnée numérique et mettre en place une politique de gestion de la data. Tels sont les objectifs de deux rencontres à distance organisées en fin de semaine par l’Agence de développement du digital (ADD) et la Banque mondiale au profit des décideurs dans l’administration publique. Il s’agit en effet de maximiser l’impact des données ouvertes publiques (Open data) au Maroc, notamment dans l’amélioration des services publics, le développement de l’entrepreneuriat, et l’inclusion digitale. Ces ateliers visent principalement à mettre en avant les opportunités offertes par l’Open data et les principes à véhiculer pour promouvoir ces données au sein des organismes et institutions concernés.

Dans le programme de ces rencontres, les intervenants ont pu échanger autour de l’Open data, de ses opportunités et son impact dans l’amélioration des services publics, le développement de l’entrepreneuriat, et l’inclusion digitale. Il a également été question d’identifier et de trouver des solutions aux contraintes liées au développement de l’Open data, et de mettre le point sur son état de développement au niveau national et international. Ainsi, le premier atelier organisé était destiné aux secrétaires généraux des départements ministériels et aux présidents/ directeurs généraux des établissements et entreprises publics ainsi que leurs directeurs respectifs concernés alors que le deuxième atelier s’adressait aux fonctionnaires et agents chargés des aspects opérationnels liés à l’Open data au niveau de ces administrations. Environ 250 participants représentant différents administrations, établissements et entreprises publics ont participé à cet événement à distance qui a traité des thématiques relatives à la «Data et leadership» et à «la mise en place opérationnelle de l’Open data».

Dans le cadre de ses missions, l’Agence compte lancer, en concertation avec l’ensemble des organismes et institutions concernés, un plan d’action ambitieux pour dynamiser davantage la promotion de l’Open data au niveau national et contribuer à faire évoluer et réussir ce chantier important pour le passage et la migration vers une nouvelle ère numérique efficace et inclusive», indique l’Agence de développement du digital. En termes d’enjeux, l’impact économique, social et financier de la data est de taille. Il se traduit à travers la création de richesses et les emplois. Au niveau des administrations publiques, l’Open data permet la participation du public à l’opérationnalisation des services publics et la baisse des coûts.

Au cours de cet échange avec les responsables des administrations publiques, les intervenants sont revenus sur l’expérience marocaine qui a commencé avec le lancement d’un portail Open data en 2011 (www.data.gov.ma). A cet égard, un comité de pilotage Open data coordonné par l’ADD composé des principaux organismes concernés avait été mis en place ainsi qu’un portail national open data géré par l’ADD. Il a été renforcé par les plateformes élaborées par certains administrations et établissements publics (banque centrale, HCP ou encore ONDH.).

Néanmoins, il reste encore du chemin à parcourir puisque l’impact économique et social de cette initiative reste faible. D’ailleurs un état des lieux et un projet d’action élaboré en 2020 avec le support de la Banque mondiale ont été présentés. A court terme, les propositions d’actions englobent entre autres la sélection d’administration pilote, développement d’une législation open data et une législation de classification des données. Parallèlement une feuille de route a été conçue dans ce cadre. Celle-ci vise dans une première étape la sensibilisation des hauts responsables et l’élaboration de manuels de procédure (pour les responsables Open data et pour les gestionnaires des données).

Réalités sur l’Open data

La conduite du changement et le leadership dans la mise en place d’une politique de gestion des données nécessitent une stratégie claire basée sur la mobilisation des équipes. Lors de cette rencontre une série de conclusions a donc été émise pour mettre en avant la réalité de l’open data et aider les responsables publics à mettre en application leur plan d’action.

Il en ressort que les structures publiques ont un intérêt direct à mettre en place une nouvelle approche pour l’amélioration de l’utilisation de la donnée. Dans le même sens, la valeur du data dépend de leur usage, plus la valeur augmente, plus le responsable de ces données a de la valeur. Il s’avère également que l’ouverture des données ne présente pas de coût supplémentaire s’il s’agit du fruit d’une mise en place d’un processus de gestion de données.

Ainsi, la transformation en données ouvertes peut être automatisée. De même, outre les investissements initiaux et l’automatisation des publications, les coûts spécifiques sont faibles et les impacts financiers très largement supérieurs aux coûts.

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