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Les résultats de la 3ème édition de l’ AUSIMètre le confirment : La maturité cyber des entreprises marocaines progresse

© D.R

Transformation numérique  : Publiée par PwC et l’AUSIM, la troisième édition de l’AUSIMètre 2026 met en lumière une progression de la maturité cyber nationale, avec un indice global de 56 %, tout en alertant sur les nouveaux risques liés à l’IA, à la dépendance cloud et à la pénurie de talents.

Les entreprises marocaines avancent dans leur transformation cyber, mais restent confrontées à un changement de paradigme. C’est ce que l’on peut déduire de la 3ème édition de L’AUSIMètre 2026. Ce bâromètre annuel de la cybersécurité au Maroc réalisé conjointement par PwC et l’Association des utilisateurs des systèmes d’information au Maroc (AUSIM), met en évidence une progression significative du niveau de maturité cyber tout en révélant des vulnérabilités persistantes face aux grandes ruptures technologiques de 2026. Menée auprès de 62 grandes entreprises et PME du Royaume, cette édition, placée sous le thème « De la défense à l’anticipation : la cybersécurité marocaine entre dans une nouvelle ère», fait ressortir trois enseignements majeurs. L’index global de maturité cyber atteint 56%, traduisant une évolution du niveau «En développement » vers le niveau «Défini». L’implication des directions générales dans les décisions liées à la cybersécurité atteint 74%, contre 55% un an auparavant. Par ailleurs, 56% des entreprises consacrent désormais plus de 5% de leur budget IT à la cybersécurité, rejoignant ainsi les standards internationaux. «Face à la reconfiguration ultra-rapide des menaces par l’IA agentique et les tensions géopolitiques mondiales, la résilience n’est plus une option technique ; c’est un impératif stratégique non négociable pour la pérennité de notre tissu économique. L’AUSIMètre 2026 prouve que nos entreprises structurent enfin leur gouvernance, mais des défis de souveraineté et de talents persistent», explique Mohamed Saad, président de l’AUSIM.

Pour sa part, Jamal Basrire, Associé PwC, Leader Cloud Transformation & Cyber France & Maghreb, indique : «Nous sommes entrés au printemps 2026 dans une nouvelle ère où l’IA malveillante industrialise et accélère les capacités offensives à une vitesse inédite. Dans ce contexte, le Maroc fait face à une fracture de maturité : 37% d’élite cyber sur-investissent, tandis que 30% restent en zone fragile». Et d’ajouter : «L’externalisation de certaines activités, notamment les SOC et les tests d’intrusion, devient indispensable, en particulier pour les PME qui représentent 66 % de notre échantillon. Toutefois, elle doit impérativement s’accompagner du maintien d’un pilotage stratégique interne. On externalise l’exécution, jamais la responsabilité ». Malgré les progrès réalisés, l’étude révèle des vulnérabilités peu visibles à court terme, mais susceptibles d’avoir des impacts durables. Trois angles morts majeurs ressortent : une gouvernance encore insuffisante de l’IA, favorisant notamment la Shadow AI ; une dépendance croissante au cloud sans stratégie de réversibilité claire ; et une anticipation limitée des risques liés à l’informatique quantique. Ces défis sont renforcés par une pénurie de talents qui freine l’innovation et la résilience cyber des organisations marocaines. Afin de transformer ces constats en actions concrètes, le rapport recommande trois priorités aux comités exécutifs. Il s’agit de développer des programmes de reconversion et de diversification des talents, notamment en ouvrant les parcours cyber à des profils non IT accompagnés par l’IA.

Il est également question d’intégrer des exigences de crypto-agilité et de résistance post-quantique dans les nouveaux appels d’offres technologiques ainsi que de renforcer la gouvernance de l’intelligence artificielle et du cloud en cartographiant les usages, en formalisant les politiques associées et en testant régulièrement les plans de sortie cloud.

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