Les revenus des sociétés cotées améliorés au 3ème trimestre

Les revenus des sociétés cotées améliorés au 3ème trimestre

Profitant du redressement des réalisations commerciales des industriels

BMCE Capital Research passe au peigne fin les réalisations trimestrielles des sociétés cotées en Bourse. La tendance relevée au troisième trimestre de l’année ressort positive et ce en dépit du contexte économique difficile. Un trimestre que BMCE Capital Research met sous le signe de l’espoir. «Si au terme des neuf premiers mois de l’année, l’activité des sociétés cotées reste globalement en berne, le 3ème trimestre semble prometteur au regard du redressement des réalisations commerciales d’une majorité de secteurs industriels au moment où les financières s’en sortent moins bien qu’au premier semestre», relève-t-on du bureau panafricain de recherche et d’analyse financière de BMCE Capital. En effet, les revenus des entreprises cotées se sont améliorés d’un trimestre à l’autre. On note ainsi une progression de 4,1% comparé au deuxième trimestre 2020 portant ainsi le chiffre d’affaires trimestriel à 56,9 milliards de dirhams. Une performance attribuable à la bonne tenue de l’activité des industries ( 14,8%) au moment où les réalisations commerciales des banques ont fléchi de 13,5% du fait du recul du résultat sur les opérations de marché sur le troisième trimestre suite à un deuxième trimestre bien orienté en raison de la baisse du taux directeur.

Le PNB des financières en amélioration

Toutefois, l’activité des sociétés cotées à la Bourse de Casablanca affiche une contre-performance sur les 9 premiers mois de l’année. Elle ressort en baisse de 4,8% revenant ainsi à 170,3 milliards de dirhams. La baisse du chiffre d’affaires des entreprises cotées en Bourse sur les 9 premiers mois de l’année couvre une hausse du Produit net bancaire (PNB) des financières, conjuguée à une baisse du chiffre d’affaires des industries et du secteur Assurances et courtage. S’agissant des financières, elles ont vu leur produit net bancaire s’améliorer de 4,6% pour atteindre à fin septembre les 50 milliards de dirhams. Se référant à BMCE Capital Research, cette hausse est redevable principalement à la bonne tenue de la marge d’intérêt des banques de la place ( 7,8%, à 33,1 MMDH) dans un contexte marqué par le développement du crédit aux entreprises lequel a été soutenu par Damane Oxygène et Damane Relance». Et de préciser que «l’évolution du PNB intègre toutefois un recul de la marge sur commissions et du résultat sur opérations de marché (-1,5% et -8,1% respectivement) en raison d’une diminution de l’activité liée à la crise sanitaire».

Le chiffre d’affaires des industries s’est en revanche rétracté de 8,7% revenant ainsi à 107 milliards de dirhams. Il intègre ainsi la contre-performance de Total Maroc, de LafargeHolcim Maroc, de Sonasid et des immobilières. Le secteur Assurance et courtage a également vu son chiffre d’affaires en repli au titre des 9 premiers mois de l’année. On note ainsi une baisse de 4,6% du chiffre d’affaires du secteur atteignant ainsi 12,7 milliards de dirhams. Cette régression s’explique par un mauvais comportement de la branche Vie ayant régressé de 14,8% suite à la diminution de la collecte d’épargne au moment où l’activité non-vie a poursuivi son trend haussier affichant à fin septembre une progression de 1,2%. Notons que les banques ont drainé 27,5% des revenus au troisième trimestre. Maroc Telecom y a contribué à hauteur de 16,1% contre 8,9% pour les sociétés agroalimentaires, 7,9% pour les spécialistes des matériaux de construction et 6,3% pour les opérateurs gaziers.

Un endettement bien jugulé

En matière d’investissements, BMCE Capital Research indique que les valeurs cotées ont mobilisé sur les neufs premiers mois de l’année une enveloppe globale de 8,1 milliards de dirhams, en baisse de 13,4% comparé à la même période de l’année passée. Les entreprises opérant dans les télécoms y ont contribué à hauteur de 23% contre une participation de 23% pour les mines, 21% pour l’électricité et 8% pour les services aux collectivités. S’agissant de l’endettement, BMCE Capital Research estime qu’il est bien jugulé et ce en dépit des effets de la crise. Il affiche une légère augmentation au troisième trimestre s’établissant ainsi à 65,6 milliards de dirhams ( 2,2%). Le secteur Télécoms a drainé à lui seul 31,7% de l’encours global. Les sociétés de participation et promotions immobilières arrivent en deuxième position avec une contribution de 15% contre 12,1% pour les services publics et 11,2% pour les matériaux de construction.

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