Les signes de la reprise : CDG Capital décrypte la rentabilité des secteurs cotés

Les signes de la reprise : CDG Capital décrypte la rentabilité des secteurs cotés

Dans une récente note d’analyse qui décrypte les facteurs déterminants de la rentabilité des secteurs cotés au cours de la dernière décennie et les perspectives.

Cette étude élaborée par CDG Capital braque les projecteurs sur les entreprises des secteurs cotés hormis les financières et les services afin de mettre en évidence les différents facteurs qui sous-tendent les évolutions de leur performance financière. Elle examine l’évolution des indicateurs financiers sur la période allant de 2008 à 2019 des secteurs BTP, industrie, NTIC et télécoms. Ce document fait aussi état de l’impact de la Covid-19 sur la rentabilité des différents secteurs.

Relance
Il faut rappeler que l’arrivée de la pandémie de Covid-19 a déterminé le cours de l’économie nationale de 2020. Cette donne façonnera les perspectives économiques pour les prochaines années. La voie de la normalisation et de la reprise post-pandémie a commencé (au T3 2020 le PIB a enregistré une baisse de seulement -8,7% contre -14,9% au T2 2020), «mais nous pensons que celle-ci restera sinueuse et pleine d’incertitudes, notamment quant au déploiement de la campagne de vaccination tant au niveau national qu’au niveau international», indique ledit rapport mettant l’accent sur la dynamique positive lancée avec le démarrage des campagnes de vaccination, les différentes mesures des gouvernements et des banques centrales pour relancer l’économie. «Autant de facteurs qui nous laissent penser que nous sommes à la veille d’une reprise économique», peut-on lire dans cette note.

Analyse sectorielle
Dans ce contexte, l’activité BTP et notamment le secteur immobilier qui représente 80% des ventes des matériaux de construction sera touchée indirectement par l’effet de la crise de la pandémie de Covid-19. «Les investissements des ménages privés seront probablement affectés par le niveau accru d’incertitude perçu à travers le taux de chômage (+33% au T3 2020 par rapport au T3 2019)», argumente la même source.

Du côté du segment d’infrastructure, le plan de relance économique devrait porter appui aux investissements dans le secteur public, et ceux-ci participeraient probablement à augmenter «ou du moins stabiliser les dépenses en construction d’infrastructures au Maroc». S’agissant du secteur de l’industrie, les auteurs de cette étude notent les signes d’une reprise (au T3 2020 la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière a affiché une baisse de seulement 10,7% en glissement annuel contre -21,4% le trimestre dernier), en dépit de la faible demande intérieure et de la poursuite du repli des exportations. Parallèlement, le secteur devrait profiter du plan de relance industriel 2021-2023.

Celui-ci prévoit «dans un premier temps une substitution de 34 milliards de dirhams des importations par la production locale à travers le lancement de la banque de projets. En effet, 17 conventions d’investissement d’un montant global de 857 millions de dirhams ont été signées dans différents secteurs, à savoir l’agroalimentaire, le textile, la plasturgie, l’emballage, l’électrique et l’électronique», précise la même source. En termes d’opportunités, il s’avère que le mouvement de relocalisation de la production mondiale en raison de la perturbation des chaînes d’approvisionnement durant la crise sanitaire et la réactivité que le Maroc a démontrée ouvrent des perspectives «intéressantes de développement et de croissance à moyen et long termes», relève-t-on.

Résilience des NTIC

La Covid-19 a joué le rôle d’un accélérateur de tendances. C’est le cas notamment dans les secteurs télécoms et NTIC qui devraient profiter davantage de l’élan de la digitalisation qu’a initié la Covid-19. «Le développement significatif de nouveaux modes de consommation comme l’e-commerce ou encore le déploiement du mobile banking représente aujourd’hui de nouveaux leviers de croissance. En effet, le Mobile Payement demeure au cœur de la stratégie nationale de l’inclusion financière au Maroc il est devenu un élément important du paysage bancaire en Afrique subsaharienne», expliquent les analystes de CDG Capital ajoutant que nombre de transactions dans cette région ont connu une progression significative avec des taux annuels moyens respectifs de 42,2% et 35,7% en volume et valeur sur la période 2011-2019. «Le potentiel de croissance est donc loin d’être épuisé», précise-t-on. Le secteur des NTIC a résisté face à l’onde de choc de l’épidémie Covid-19. En effet, il s’avère que l’industrie a bénéficié de la forte demande sur le matériel informatique et en particulier les PC portables en début de confinement suite à l’instauration du télétravail et de l’école à distance. Au premier semestre 2020, le chiffre d’affaires des NTIC est en baisse. Il est passé de 1,66 milliard DH au S1 2019 à 1,64 MMDH au S1 2020 marquant un léger repli de 1,3%. En revanche, suite à une maîtrise des charges, le résultat opérationnel du secteur a enregistré une amélioration de 5,1% pour atteindre 205,6 MMDH à fin juin 2020.

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