970x250

Les transferts de fonds des MRE toujours en hausse

Les transferts de fonds des MRE toujours en hausse

Totalisant une valeur de 47 milliards DH

Les transferts de fonds effectués par les Marocains résidant à l’étranger maintiennent leur cadence. Le dernier bilan arrêté à fin juin laisse apparaître une hausse de 6,1% comparé à la même période de l’année précédente. En valeur, cette progression se traduit par une consolidation de 2,71 milliards de dirhams en glissement annuel. A cet égard, les recettes ont atteint une valeur globale de 47,04 milliards de dirhams au premier semestre contre 44,33 milliards de dirhams au titre des six premiers mois de l’année passée. Il est à souligner que malgré la conjoncture difficile, les transferts de fonds effectués par les migrants ont affiché une nette résilience. Une tendance qui se confirme à grande échelle, notamment dans les pays à faible revenu. Les fonds ont ainsi atteint à fin 2021 une valeur globale de 605 milliards de dollars marquant un bond de 8,6%. La région Mena capte pour sa part un total de 61 milliards de dollars, en hausse de 7,6% en 2021. Sur le podium des principaux pays bénéficiaires, le Maroc arrive en deuxième position avec des fonds de 10,4 milliards de dollars, en hausse de 39,8%. Il est ainsi devancé par l’Égypte ayant reçu sur ladite année des transferts de 31,5 milliards de dollars, en amélioration de 6,4%. En effet, les transferts des fonds des Marocains du Monde ont atteint un niveau record durant l’année 2021. 93,7 milliards de dirhams ont été transférés s’inscrivant ainsi en hausse de 37,5%. Cette performance a permis de contenir le déficit courant. Ce dernier s’est établi à 29,1 milliards de dirhams, soit 2,3% du PIB contre 1,2% un an auparavant.

48,4 MMDH transférés via les établissements de paiement en 2021

L’analyse de l’activité de transfert de fonds des établissements de paiement permet de relever un volume de l’ordre de 48,4 milliards de dirhams, en hausse de 24%. Bank Al-Maghrib dans son dernier rapport annuel sur la supervision bancaire a procédé à une analyse détaillée de cette tendance. Il ressort que ces transferts émanent principalement de l’Europe. La part de cette région s’est renforcée à 73% en 2021 et ce au détriment de celle des pays du Golfe (13%). L’Amérique représente pour sa part un ratio de 10% contre 3% de l’Afrique, soit des contributions identiques à celles relevées en 2020. L’analyse démontre par ailleurs que 98% des transferts internationaux reçus ont été opérés à hauteur de 76% par les agents de paiement principaux et à hauteur de 84% à travers 3 Money Transfer Operators. La France arrive toujours en tête des pays émetteurs, soit 25% des transferts effectués. L’Espagne arrive en deuxième position avec 19% des parts, suivie de l’Italie (11%), les États-Unis (8%).
Par ailleurs, l’Arabie Saoudite et la Belgique ont réalisé des contributions égales à 7% en 2021. Notons que les transferts demeurent destinés pour plus de 61% aux régions de Casablanca-Settat (21%), Rabat-Salé-Kénitra (14%), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (13%) et l’Oriental (12%). La part de Marrakech-Safi s’élève à 10% contre 9% pour Fès-Meknès et Béni Mellal-Khénifra, 6% pour Souss-Massa et 2% respectivement pour Drâa-Tafilalet et Guelmim-Oued Noun.

Casablanca à la tête des villes émettrices des transferts nationaux

S’agissant des transferts nationaux réalisés par les établissements de paiement, ils ont totalisé, à fin 2021, près de 43,3 milliards, en augmentation de 9% comparé à l’année précédente. Sur ce total, 19% sont émis de Casablanca. Cette part affiche une contraction par rapport à 2020 où elle se situait autour de 23%. Marrakech se positionne en tant que deuxième ville émettrice des transferts de fonds nationaux opérés par les établissements de paiement. Elle détient ainsi une part de 6%, suivie de Tanger 5%. Rabat et Agadir décrochent pour leur part des parts égales estimées à 4%. Il en est de même pour Fès et Laâyoune ayant atteint des parts de 3% chacune. La part de Dakhla ressort à 2%, identique à celles de Salé, Meknès et Kénitra. La répartition des villes réceptrices des transferts de fonds nationaux via les établissements de paiement place Casablanca en tête avec une part de 14% à l’image de l’exercice précédent. Rabat arrive en deuxième position avec une part de 8%, suivie de Marrakech 5%. On note par ailleurs une part de 4% aussi bien pour Fès et Tanger contre 3% pour Agadir et 2% pour Meknès, Salé et Laâyoune.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.