Les trésoreries bancaires continuent à souffrir

Les trésoreries bancaires continuent à souffrir

Les trésoreries bancaires ont souffert en ce début 2014. En effet, selon Bank Al-Maghrib, les facteurs autonomes de liquidité ont exercé un effet restrictif de près de 900 millions de dirhams sur les trésoreries bancaires à fin avril 2014.

Une situation en relation notamment avec l’augmentation de la circulation fiduciaire et de l’accroissement du compte du Trésor auprès de la banque. Ainsi, compte tenu de la diminution du montant minimum de la réserve monétaire, le besoin en liquidités des banques s’est établi à 62,7 milliards de dirhams en avril 2014, après 63,6 milliards de dirhams un mois auparavant, explique la Banque centrale dans sa revue mensuelle de la conjoncture économique, monétaire et financière pour le mois de mai 2014.

Dans ce contexte, Bank Al-Maghrib signale que le taux interbancaire est resté quasiment inchangé en avril à 3,05% par rapport au mois précédent. Quant aux taux assortissant les nouvelles émissions des bons du Trésor en avril, ils ont poursuivi leur baisse entamée depuis le début de l’année. Les plus importants replis, par rapport aux dernières émissions, ont concerné les maturités de 15 ans, avec 39 points de base, et celle de 5 ans avec 32 points.

Pour ce qui est des taux créditeurs, le taux moyen pondéré des dépôts à 6 et 12 mois s’est établi à 3,67% en mars, en hausse de 3 points de base d’un mois à l’autre. Cette évolution traduit des augmentations respectives de 6 et de 2 points de base des taux sur les dépôts à 6 mois et à 12 mois, s’établissant ainsi à 3,51 et à 3,80%.

Concernant les agrégats de monnaie, les données du mois de mars 2014 font ressortir une progression annuelle de 3,7% de la masse monétaire, après 2,7% en février, traduisant notamment une accélération du rythme de progression de la monnaie scripturale et une hausse des OPCVM monétaires.

Ainsi, la monnaie scripturale a enregistré une augmentation de 5,3% en mars, au lieu de 3,4% le mois précédent, reflétant l’accélération de 4,4 à 5,9% des dépôts à vue auprès des banques.

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