L’Etat investit dans l’immobilier

L’Etat investit dans l’immobilier

«Quand l’immobilier va bien, tout va ». L’Etat marocain semble appliquer cette maxime à la lettre. Et pour preuve, une note d’information du Haut Commissariat au Plan (HCP) sur les résultats d’une enquête que ce dernier a menée sur l’investissement étatique entre décembre 2002 et mai 2003. Il en ressort que durant cette période, le secteur des administrations publiques a investi la coquette somme de 17 milliards de dirhams en acquisitions immobilières. « L’Etat (Ministères, services assimilés et institutions) qui constitue la principale composante du secteur en représente 59,2%, suivi par les collectivités locales (24,9%), par les Etablissements publics à caractère administratif (EPA) et les Services d’Etat gérés de manière autonome (SEGMA15,9%).
“L’essentiel de ces acquisitions concerne les ouvrages d’infrastructure (40,4%), le bâtiment (26,4%) et le matériel (22,6%)”, explique la note d’information du HCP. Le financement de ces acquisitions provient principalement des subventions d’équipement accordées par l’Etat (50,7%), de l’autofinancement (18,5%) et des emprunts (6,3%). Ainsi, les infrastructures accaparent la majorité de ces investissements publics. L’analyse fonctionnelle des dépenses en acquisitions immobilières montre que les domaines des transports et des communications ainsi que d’autres infrastructures ont absorbé 5,4 milliards de dirhams, soit 31,4% du total du secteur.
Tandis que celui des pouvoirs publics et services généraux a drainé 4,7 milliards de dirhams, représentant ainsi 26,9% du total du secteur. « Le montant réservé au domaine de l’enseignement et de la formation s’est élevé à 3,1 milliards de DH, soit une part de 18,0% de l’ensemble du secteur. Les dépenses des acquisitions immobilières destinées aux domaines de l’agriculture, la santé et la culture, et aux activités socio-éducatives ont constitué respectivement 7,5 %, 2,2 % et 2,1 % du total », estime ladite note.
Les championnes de ces acquisitions ne sont autres que les collectivités locales, communes urbaines en tête avec 37,4% de l’ensemble des investissements. Viennent en seconde position les communes rurales (31,4%) et les autres collectivités (Conseils des régions, des provinces et préfectures, des communautés urbaines et des syndicats de communes) avec 31,2%. Les acquisitions des collectivités locales au titre de l’exercice 2001 ont été financées par les excédents dégagés des opérations de recettes et de dépenses de fonctionnement avec 66,6 %, et par les emprunts du Fonds d’Equipement communal (FEC) avec 16,2%.
Pour ce qui est de la Formation brute de capital fixe (FBCF) du secteur public, déduite des acquisitions immobilières, elle s’est élevée à 15,8 milliards de DH, soit 18,5% de la FBCF nationale.

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