Coopération
Invité d’honneur du SIAM 2026, le Portugal affiche sa volonté de renforcer sa coopération agricole avec le Maroc, saluant un modèle jugé durable et inclusif. Lisbonne mise sur des partenariats dans l’agro-industrie, l’élevage, la gestion des ressources et l’innovation, tout en appelant à une collaboration accrue face aux défis climatiques. Les deux pays partagent l’ambition de bâtir des systèmes alimentaires résilients, avec un accent particulier sur la gestion de l’eau, la recherche et la formation.
Pays à l’honneur du SIAM 2026, le Portugal affiche clairement ses ambitions : consolider et élargir sa coopération agricole avec le Maroc. À cette occasion, le ministre portugais de l’agriculture et de la pêche, José Manuel Fernandes, a salué les avancées du Royaume, mettant en avant un modèle agricole «durable et inclusif». S’exprimant lors de la 18ème édition du Salon international de l’agriculture au Maroc, le responsable portugais a souligné la volonté de son pays de s’imposer comme un partenaire stratégique, fort de son expertise, de ses technologies et de la qualité de ses produits agroalimentaires. «Nous sommes prêts à approfondir les projets conjoints », a-t-il affirmé, citant notamment l’agro-industrie, la production animale, la gestion des ressources naturelles ainsi que la recherche et l’innovation. Le ministre a également insisté sur la nécessité d’intensifier la coopération internationale pour accompagner la transformation des systèmes alimentaires, en lien avec les Objectifs de développement durable. Dans ce sillage, il a salué les efforts du Maroc en matière de production animale, pilier de la sécurité alimentaire et levier essentiel pour l’économie rurale. José Manuel Fernandes a par ailleurs mis en avant la solidité des relations bilatérales entre Rabat et Lisbonne, fondées sur une proximité géographique et des ambitions communes. Les deux pays, a-t-il rappelé, partagent le même objectif : bâtir des systèmes alimentaires résilients, durables et compétitifs. Face aux défis climatiques croissants, le ministre a appelé à une approche concertée, notamment dans les régions méditerranéennes et semi-arides, où la pression sur les ressources s’intensifie. Il a plaidé pour une gestion intelligente de l’eau, ressource stratégique au cœur des enjeux agricoles, énergétiques et environnementaux. Par ailleurs, le responsable portugais a réaffirmé l’engagement de son pays à renforcer la coopération scientifique et technique avec le Maroc, à encourager les investissements conjoints et à soutenir la formation des jeunes dans les métiers agricoles. Un partenariat que Lisbonne entend inscrire dans la durée, au service d’une agriculture innovante et résiliente. A noter qu’au-delà de la dimension symbolique, la participation du Portugal reflète une convergence d’intérêts et de contraintes, puisque les deux pays partagent des conditions agro-climatiques comparables, marquées notamment par le stress hydrique, la variabilité des précipitations et la nécessité d’adapter les systèmes de production aux effets du changement climatique.









