Agrodep sort de sa crise. Après avoir rencontré des difficultés dues aux différends ayant opposé ses deux associés, les actionnaires du groupe mettent fin à leur litige. Les parties ont finalement trouvé un terrain d’entente. Une conciliation marquée par la signature d’un protocole d’accord, jeudi 31 juillet 2014, assurant ainsi un partage du groupe entre les deux anciens associés Hassan Derhem et Pierrick Puech. Un processus qui, selon les parties prenantes, «se veut juste, équitable, rapide et définitif, garantissant, à terme, l’absence de tout lien comptable, financier, juridique ou opérationnel entre les parties».
Cette résolution découle du processus de médiation engagé avec l’appui du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime et le ministère de l’intérieur. La décision prise porte en premier temps sur une répartition des éléments physiques. «Chacune des parties a choisi un ensemble d’actifs composé, dans les mêmes proportions, d’une station de conditionnement et de fermes de cultures maraîchères et arboricoles», relève-t-on d’un communiqué de presse du ministère de l’agriculture. Les actionnaires procèderont, par ailleurs, au partage des sociétés du groupe. Conformément aux décisions prises, ce partage se fera en deux lots homogènes intégrés et économiquement viables.
Le ministre de l’agriculture souligne dans ce sens que le partage des sociétés du groupe tiendra compte du partage physique des fermes et stations ainsi que du passif des sociétés. Autre démarche à entreprendre, le partage du passif externe et des créances envers les tiers.
Après leur recensement, le partage sera à parts égales et concernera également les autres actifs non pris en compte dans les phases précédentes. La feuille de route retenue par Agrodep pour sortir de la crise ciblera par ailleurs les ressources humaines. Sur ce volet, «toutes les mesures ont été considérées dans le cadre du protocole d’accord conclu entre les parties afin de préserver au mieux les intérêts du capital humain employé par l’ensemble des entités du groupe», relève-t-on du communiqué du ministère de l’agriculture.
En outre, les parties conciliées conviennent d’instaurer une période transitoire. Cette phase a connu la fondation d’un mandataire spécial de pouvoir. Ceci intervient pour gérer les affaires courantes pour représenter et engager le groupe et ses filiales durant cette période.
Rappelons que Agrodep opère dans le sud et le centre du Royaume. Le groupe qui œuvre dans le secteur agricole compte une douzaine de sociétés et s’affiche en tant que l’un des principaux exportateurs marocains de fruits et légumes et d’huile d’olive.










