Economie

Loi de Finances 2015: Renforcement de la confiance dans l’économie nationale

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Renforcer la confiance dans l’économie nationale est l’une des directives phares sur laquelle se baserait la loi de Finances 2015.

Le gouvernement mise grand sur ce point tout en insistant sur l’amélioration de la compétitivité nationale, la promotion de l’investissement privé et le soutien à l’entreprise. Des priorités qui serviront de feuille de route non seulement pour établir le budget de l’année mais également pour assurer la pérennité et la rentabilité du tissu économique.

L’objectif étant de consolider le positionnement du Royaume en tant que pôle régional d’investissement, de productivité et d’échange commercial. Pour se faire, huit points déterminants sont à relever. Citons en premier lieu la consolidation de la diplomatie économique du Maroc.

Ceci ne peut être atteint sans la valorisation de la stabilité économique du Maroc. Un atout clé qui confirme le rôle du Royaume en tant que locomotive des relations Sud-Sud que cela soit au niveau subsharien, maghrébin ou arabe. La poursuite des engagements en termes d’investissement public figure également sur la liste des priorités du Maroc.

Le gouvernement insiste à ce que ces engagements soient fondés sur la mobilisation rationnelle des ressources publiques induites par les réformes et mesures prises pour l’absorption du déficit budgétaire. Ces investissements, trait d’union entre le public et le privé, devraient être orientés vers la réhabilitation des infrastructures de base et des grands ouvrages tout en créant de bonnes conditions d’exploitation et intégrant de nouveaux mécanismes de production.
Autre challenge souligné par le gouvernement : l’accélération du rythme de réalisation des plans sectoriels. Le gouvernement préconise dans ce sens l’adoption d’outils de suivi et d’évaluation ainsi que le bon déploiement des budgets consacrés à ces dispositifs. De même, l’accent devrait être mis sur une bonne répartition régionale des projets favorisant ainsi l’émergence de pôles régionaux à la fois compétitifs et prometteurs pour l’économie nationale.
Le développement industriel suscite l’intérêt du gouvernement. Se référant à la note de cadrage, l’accélération industrielle dépend de deux composantes, à savoir la définition d’une nouvelle approche pour la mobilisation du foncier adéquat ainsi que la création d’un fonds dédié au secteur afin d’accompagner le tissu entrepreneurial à forte valeur ajoutée, d’améliorer l’offre à l’export et de créer de l’emploi. Le gouvernement recommande également la poursuite des efforts consentis en vue d’améliorer le climat des affaires et appelle à plus d’accompagnement aux petites et moyennes entreprises afin de les faire bénéficier des marchés publics. S’agissant du secteur informel, le gouvernement réitère son ambition à l’intégrer progressivement dans le cycle économique et à renforcer le contrôle douanier et fiscal pour lutter contre la contrefaçon et la contrebande. Le gouvernement impose, dans ce sens, l’application de mesures rigoureuses afin d’assurer la protection du consommateur final et la bonne concurrence entre l’ensemble des opérateurs.