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L’Unesco met en exergue l’écosystème favorable du secteur de la mode

Dans une étude, elle recommande de protéger les métiers d’art et les savoir-faire traditionnels

L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) a publié une étude intitulée «Le secteur de la mode en Afrique : tendances, défis et opportunités de croissance». Celle-ci met en lumière les politiques du Maroc en matière de production industrielle des textiles et de l’habillement.

Le Maroc est l’un des pays d’Afrique du Nord les plus dynamiques en matière de production industrielle de textiles et de production de masse de vêtements. C’est ce qui ressort d’une étude intitulée «Le secteur de la mode en Afrique : tendances, défis et opportunités de croissance», publiée par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). Selon l’étude, les secteurs du textile et de l’habillement sont étroitement intégrés dans les chaînes de valeur de la mode au niveau mondial, car de nombreuses marques de mode internationales s’approvisionnent au Maroc, en Egypte et en Tunisie. «Les entreprises locales ont parallèlement pu développer elles-mêmes des marques de mode, et dans ce domaine, les politiques du Maroc semblent particulièrement favorables; de nombreuses marques marocaines se sont développées au fil des ans, dont certaines ont prospéré et se sont étendues à l’échelle mondiale», lit-on dans l’étude.

Un système d’éducation et de formation solide
Selon la même source, les créateurs de haute couture marocains bénéficient des cadres réglementaires favorables et un système d’éducation et de formation solide dans le domaine du textile et de l’habillement. «Ce dernier a contribué à consolider l’évolution du secteur de la mode dans le pays, même si les experts notent des pistes d’amélioration en ce qui concerne l’enseignement relatif aux aspects commerciaux et aux évolutions technologiques», note l’étude. Et de souligner que les designs traditionnels trouvent une forte expression à travers la mode contemporaine de la région, principalement au niveau des accessoires (maroquinerie, bijoux et décoration, en particulier). «Les textiles et modes vestimentaires traditionnels, parfois protégés dans le cadre des listes du patrimoine mises en place par les pays ou par l’Unesco, restent présents, mais sont souvent réservés aux tenues religieuses ou cérémonielles.

Les importations de vêtements de seconde main sont plus limitées dans cette région que dans le reste de l’Afrique. Cependant, il n’a pas été possible, dans le cadre de ce rapport, de déterminer si cette situation était due à des politiques publiques limitant ces importations ou à d’autres facteurs». La même source souligne que les secteurs de la production industrielle des textiles et de l’habillement étant très développés au Maroc, certes les effets néfastes du secteur de la mode sur l’environnement sont à la fois une réalité et une préoccupation que les acteurs de l’industrie s’efforcent de prendre en compte.

Les recommandations
Ladite étude a présenté une série de recommandations visant à tirer parti des exemples de bonne pratique, à les transposer à plus vaste échelle ou à les reproduire, et à déployer le plein potentiel du secteur de la mode. Le rapport recommande ainsi d’intégrer l’écosystème de la mode dans les stratégies ou plans de développement nationaux. Il appelle à mettre en place une coordination interministérielle pour guider le développement du secteur de la mode. «Compte tenu de la forte interdépendance entre les différents segments de l’écosystème de la mode, il est essentiel d’adopter une approche intégrée pour appuyer le développement du secteur de la mode, ce qui suppose une solide coordination interministérielle et la mise en place de mécanismes de suivi et de mise en œuvre communs au sein des ministères chargés de l’agriculture, de la culture, de l’éducation, des finances, du commerce, de l’industrie, des mines, de la propriété intellectuelle et de l’environnement, ainsi que des institutions/autorités nationales de statistiques».

Le rapport préconise de développer ou renforcer la législation sur la propriété intellectuelle, améliorer la collecte et l’analyse de données et à protéger les métiers d’art. Il incite à protéger également les motifs et les savoir-faire traditionnels, à garantir des conditions de travail décentes conformes aux normes internationales dans le secteur de la mode, en veillant tout particulièrement à l’égalité des genres. Il conseille de créer un environnement commercial favorable et attrayant pour les parties prenantes et les investisseurs du secteur de la mode et d’améliorer l’accès aux possibilités de financement pour les micro, petites et moyennes entreprises du secteur de la mode, en offrant un soutien ciblé aux femmes et aux jeunes et faciliter le commerce régional et international.

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