Certains secteurs verts peuvent nécessiter des investissements initiaux importants. La solution consiste à explorer des mécanismes de financement.
Genre : Le Centre 4C Maroc vient de dévoiler le bilan de sa participation à la COP28 à travers la publication d’un rapport. Les détails.
Lors de la COP28 qui s’est tenue à Dubaï du 30 novembre au 13 décembre 2023, le 4C Maroc a plaidé pour l’évaluation de la vulnérabilité des pays africains face aux impacts des changements climatiques et les défis qu’ils rencontrent dans le financement des pertes et préjudices. Il a ainsi recommandé de reconnaître le rôle de la société civile dans l’instauration du fonds dédié aux pertes et préjudices et d’assurer un positionnement renforcé des pays africains, leur permettant de tirer profit du financement dédié aux pertes et préjudices. A la problématique «Comment intégrer l’approche genre dans l’action climatique ?», le Centre a appelé à amplifier les voix des femmes africaines dans les négociations internationales sur le climat et a insisté sur l’importance d’intégrer la dimension genre dans la conception et la mise en œuvre des politiques climatiques aux niveaux international, régional, national et local .
Il a aussi été question d’identifier les actions nécessaires pour consolider le rôle des femmes africaines en matière de lutte contre les changements climatiques. S’agissant du side-event portant sur les bonnes pratiques de décarbonation, le Centre a recommandé de disséminer les bonnes pratiques africaines en matière de décarbonation, de créer davantage d’opportunités d’échange sur les expériences des pays africains sur la thématique de la décarbonation et d’initier des perspectives de partenariats dans le cadre de la coopération Sud-Sud. S’agissant de la thématique des emplois verts en Afrique, le Centre a fait remarquer que certains secteurs verts peuvent nécessiter des investissements initiaux importants. La solution consiste à explorer des mécanismes de financement, tels que les partenariats public-privé, les subventions gouvernementales ou les incitations fiscales pour réduire les coûts initiaux. Le Centre a aussi insisté sur l’importance des campagnes de sensibilisation, tant au niveau gouvernemental qu’envers des organisations non gouvernementales, qui jouent un rôle crucial en éduquant les entreprises et la population aux avantages des emplois verts. Les réglementations obsolètes ou peu claires entravent la croissance des emplois verts. Les gouvernements doivent travailler à moderniser les lois et réglementations environnementales pour soutenir les activités économiques durables.
Pour ce qui est de « La recherche scientifique comme levier de renforcement de la résilience face aux changements climatiques», le Centre 4C Maroc a suggéré d’établir un lien plus fort entre le monde universitaire et les institutions publiques et les acteurs des territoires pour créer des programmes de renforcement des capacités sur mesure spécifiquement pour les technologies vertes. Il s’agit aussi d’explorer des programmes de formation sur mesure et des mécanismes de financement pour les innovateurs issus du milieu universitaire et de mettre l’accent sur des programmes, des sources de financement et des cadres réglementaires efficaces pour une transition réussie en matière d’innovation. Par ailleurs, il est important de noter que le Centre 4C Maroc, le Groupe OCP et l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) ont procédé à la signature d’un accord-cadre de partenariat dans le domaine de la lutte contre les effets du changement climatique.
Cette convention, d’une durée de trois ans, prévoit la réalisation par le 4C Maroc et l’UM6P de différentes prestations portant, notamment, sur l’axe de la formation dans le domaine du changement climatique, mais également le montage de projets bancables dans le cadre de la finance climat ou toute autre initiative appuyant la cause. De plus, l’accompagnement de la politique du Groupe OCP en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’atteinte de la neutralité carbone constitue également un pilier central de cet accord. Enfin, le dernier axe porte sur la promotion et l’appui scientifique et technique de projets contribuant à l’adaptation aux changements climatiques.










