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Maîtrise de l’équilibre macro-économique

La dernière étude publiée par la Direction de la Politique Economique Générale devra certainement enchanter l’argentier du royaume. Et pour cause, elle relève que malgré une conjoncture économique difficile, le Maroc a pu préserver son équilibre macro-économique pour la période 2000/2001. Pour un fanatique de la maîtrise des grands équilibres macro-économiques, la nouvelle ne peut être que réjouissante. Plus encore, une analyse comparative de la notation attribuée au Maroc par la Caisse des Dépôts et des Consignations de France par rapport à un échantillon de pays émergents sur la période allant de décembre 2000 à décembre 2001 montre indéniablement que la note maintient son niveau légèrement au-dessus de la moyenne.
Il faut rappeler que cette étude s’est fixée comme objectif, le suivi du positionnement du Maroc par rapport à un échantillon de sept pays émergents à savoir le Chili, la Corée du Sud, la Malaisie, la Pologne, la Tunisie, Egypte et Turquie). Au cours de l’année 2000-2001, l’inflation a été maîtrisée. Le déficit budgétaire a été maintenu autour de 3%. A en juger par les résultats de cette analyse, il ressort que la croissance économique devient moins tributaire du secteur agricole grâce au dynamisme d’autres secteurs économiques, tels que bâtiment, les mines, les industries électriques et électroniques et le tourisme. Cette conclusion se justifie selon le département des Finances par la stabilité de la qualité de la croissance sur toute la période 2000/2001, malgré la les deux années de sécheresse et du renchérissement de la facture pétrolière.
Au titre de l’année 2001, souligne l’étude, le solde courant serait excédentaire. Ce denier s’explique par l’ouverture du capital de Maroc Télécom et la poursuite du dynamisme des transferts des Marocains résidant à l’étranger, stimulés par le réajustement du panier de cotation du dirham et l’introduction de l’Euro fiduciaire.
Selon l’étude, les flux commerciaux ont stagné dus à la baisse de de la demande intérieure, le recul de la facture pétrolière et le recul de la demande mondiale adressée au Maroc. Les auteurs de l’enquête tablent sur l’allégement du le déficit commercial global à hauteur de 3,3% durant cette période.

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