Malgré les mesures prises pour réduire la bureaucratie : Les lenteurs administratives persistent

Malgré les mesures prises pour réduire la bureaucratie : Les lenteurs administratives persistent

Il reste encore à faire, ont estimé, mercredi à Rabat, le ministre de la fonction publique et de la modernisation de l’administration et son collègue des affaires générales et de la gouvernance lors d’une conférence conjointe où ils ont présenté un premier bilan du programme national de simplification des procédures administratives.

Si 43 des 70 mesures arrêtées pour alléger les pesanteurs de la bureaucratie ont été mises en œuvre, leur effet sur le rendu administratif n’est pas aussi évident que souhaité. Une affaire de communication en dépit des arrêtés, circulaires et notes publiés par les différents départements qui ont pris part au projet, a déclaré Abdelâdim El Guerrouj. Mais, s’est-il empressé d’ajouter, il est trop tôt pour se prononcer de manière tranchée sur la question.

Il a donc annoncé un nouveau paquet de mesures pour les jours qui viennent. Répondant à une question d’ALM, il a, en outre, affirmé que la dématérialisation et l’administration électronique qui la prolonge sont l’une des solutions aux tracasseries et aux lenteurs administratives et constituent l’un des moyens les plus efficaces pour améliorer la fonction publique.

Expliquant le modeste effet des mesures prises jusqu’à maintenant, il a reconnu que le comportement humain peut parfois opposer des résistances au progrès et a jugé que la meilleure manière de contourner cet obstacle est de conforter l’effet de la simplification des règles et des procédures par celui de la dématérialisation.  

S’il a partagé ce point de vue, le ministre des affaires générales et de la gouvernance a néanmoins considéré que la communication interne gagnerait à être affinée au sein des administrateurs chargés de l’exécution des mesures prises «pour assurer un plus grand ancrage du programme de simplification dans le réel».

Le ministre qui a dit les enjeux de l’efficacité du service public en rappelant l’importance du rendu administratif et de l’amélioration du climat des affaires dans le contexte mondial actuel, a également considéré qu’elle est un élément constitutif essentiel de la confiance dans l’Etat. Mettant en évidence l’approche participative qui a conduit à l’élaboration du programme, il a jugé que l’intérêt qui y est accordé à l’entreprise est une nécessité à un moment «où la crise commande d’entreprendre pour en sortir».

Sur les 70 mesures que comporte la 1ère mouture du programme national de simplification des procédures, a-t-il déclaré, 35 concernent la création d’entreprise, 20 se rapportent au raccordement à l’électricité, 8 au paiement des impôts et taxes et 7 au transfert de propriété. Najib Boulif qui a pris soin d’affirmer que ces mesures ne sont que le début d’un processus, a affirmé que l’un de leurs objectifs est d’améliorer la perception que l’investissement étranger a du climat des affaires au Maroc. Pour le moment, a-t-il précisé, le Royaume est classé 97ème sur 185.
Un rang qui résume le fait qu’il est 56ème pour la création d’entreprise, 92ème pour le raccordement à l’électricité, 110ème pour le paiement des impôts et 163ème pour le transfert de propriété. Au demeurant, des positionnements très modestes qui ont conduit le ministre à rappeler que le mois de mai dernier a été fécond en mesures de simplification.

Il a affirmé qu’elles ont porté sur l’accès au foncier ainsi que sur une plus grande ouverture et une meilleure lisibilité des procédures liées aux marchés publics- 20% seront désormais réservés aux TPE. Le ministre des affaires générales et de la gouvernance a également cité la refonte du texte organisant la SARL et la simplification intervenue dans l’ordonnancement des opérations de paiement de manière à permettre aux entreprises de recouvrer leurs créances plus rapidement.

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