Durabilité
Le Groupe OCP fait de la durabilité un axe fondamental pour sa stratégie de déploiement. Il a mandaté le bureau d’études JESA pour la réalisation de l’étude d’Impact sur l’environnement pour le projet de la station de dessalement de l’eau de mer à Jorf Lasfar. Les détails.
L’impact environnemental du projet de la station de dessalement de l’eau de mer à Jorf lasfar et conduites d’adduction des communes de Moulay Abdellah, El Jadida, El Haouzia et Azzemmour en eau potable par OCP fait l’objet d’un récent rapport réalisé par JESA. En effet, le Groupe OCP a mandaté le bureau d’études JESA pour la réalisation de l’étude d’impact sur l’environnement (EIE) de ce projet, conformément aux exigences de la loi n°12-03 et ses décrets d’application. «Cette étude consiste à évaluer et identifier les impacts du projet sur l’environnement et à proposer dans l’objectif d’optimiser son intégration dans le milieu récepteur des mesures d’atténuation, de compensation et d’élimination des impacts négatifs.
Ainsi, l’objectif principal de cette étude est d’arriver à un projet optimal sur le plan environnemental et social tout en respectant les impératifs techniques et économiques associés à sa réalisation». Ce projet inclut deux composantes, à savoir une Unité de dessalement modulaire au niveau de Jorf Lasfar et la conduite d’adduction d’eau potable AEP vers El Jadida et Azemmour. Le Groupe OCP a fait de la durabilité un des piliers fondamentaux de sa stratégie d’avenir. «Suite à une année 2022 marquée par une forte sécheresse et une pression accrue sur les ressources en eau dans tout le pays et notamment dans le bassin Oum Er Rbia, un Plan d‘urgence a, ainsi, été mis en place pour assurer l’approvisionnement en eau industrielle des sites OCP à Jorf Lasfar permettant la satisfaction de 100% de leurs besoins à partir de sources non conventionnelles d’ici fin 2023.
Ce programme permettra par conséquent d’accompagner le développement de la capacité de production de l’OCP S.A, sans faire appel aux ressources naturelles», indique le même rapport. Et d’ajouter : «En outre, les dotations en eau OCP libérées pourront être réorientées vers le renforcement de l’usage local en eau potable du bassin Oum Er Rbia. Pour ce fait, OCP a décidé, avec toutes les parties prenantes concernées, de mettre en place des capacités d’eau de dessalement supplémentaires afin de fournir de l’eau potable à El Jadida, extensible à Azemmour en 2023».
Selon le même rapport, l’eau nécessaire à la plateforme OCP de Jorf Lasfar est actuellement fournie par l’usine de dessalement, l’ONEE-Branche Eau et l’eau arrivant avec le phosphate de la mine de Khouribga (Slurry pipeline). A cet égard, le projet de dessalement de l’eau au niveau du site de Jorf Lasfar dans le cadre de son programme d’urgence permettra concrètement d’assurer l’auto-suffisance en eau du complexe OCP Jorf Lasfar par le biais de l’utilisation de ressources d’eau non conventionnelles afin de répondre aux besoins accrus du programme industriel du Groupe OCP, réduire son impact environnemental en préservant les ressources en eau conventionnelles et la diminution de la facture d’électricité de fonctionnement en bénéficiant du bilan énergétique positif du site Jorf Lasfar. Ce projet permettra d’alimenter en eau dessalée des villes d’El Jadida et Azemmour ainsi que les communes de Moulay Abdellah et El Haouzia et par conséquent contribuer à la préservation des ressources en eau conventionnelles de la région notamment au niveau du bassin d’Oum Errabia, comme le relève le même rapport.
En termes d’effets, le même rapport fait une analyse de plusieurs aspects. Il explique que le site d’installation des unités de dessalement projetées s’inscrive dans une zone à forte anthropisation à l’intérieur du complexe industriel du Jorf Lasfar et est marqué par la quasi-absence de la végétation naturelle. «L’intensité de l’impact sur la végétation est donc considérée faible. Sa portée est restreinte aux sites des futures installations, donc ponctuelle, et sa durée permanente. L’importance de l’impact anticipé sur la végétation en phase de construction est donc jugée mineure», précise le même rapport notant qu’à la fin des travaux de construction, des aires touchées par les travaux de chantier seront revitalisées en espace vert. «La perte de végétation sur le site du projet sera également compensée par la plantation d’arbres et d’arbustes aux alentours des futures installations de dessalement», précise la même source.
Le programme de développement des capacités minières et industrielles du Groupe OCP s’accompagne par l’augmentation des besoins en eau qui vont passer de 66 millions de m /an actuellement à plus de 158 m /an à terme. Cela est principalement dû au fait que l’OCP prévoit d’augmenter ses capacités de production dans les prochaines années. «Cette demande accrue en eau sur les sites miniers et industriels est prise en compte de manière responsable dans la stratégie de développement du Groupe OCP. Conscient des responsabilités qui accompagnent sa position de leader mondial, le Groupe OCP vise à remplir les deux conditions d’une même ambition : satisfaire ses besoins en eau et assurer la préservation de l’environnement et des ressources naturelles. Dans cette optique le groupe adopte le dessalement de l’eau de mer.
En effet, c’est une alternative capable de répondre aux besoins croissants en eau domestique et industrielle qui favorise la gestion raisonnée de la ressource». Il faut dire que l’Etat conduit différentes initiatives spécifiques visant à valoriser et conserver l’eau, en particulier le «Programme national pour l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation 2020-2027 (PNAEPI 20-27)», qui fixe parmi ses priorités le développement du dessalement de l’eau de mer. «Le contexte actuel est marqué par les effets d’une sécheresse exceptionnelle, tant par son ampleur que par sa durée, dont il résulte, notamment, un déficit hydrique important au niveau du bassin hydraulique d’Oum-Er-Rbia», explique ledit rapport. Et de souligner : «Pour remédier à cette situation déficitaire et soulager le bassin hydraulique d’Oum-Er-Rbia, l’Etat a décidé de mettre en place un programme complémentaire, comprenant le développement d’un partenariat stratégique avec OCP pour la mobilisation pérenne et durable de ressources en eau non conventionnelles à travers le dessalement de l’eau de mer». Dans ce sens, l’Etat a décidé, dans le cadre du partenariat stratégique, de lancer un projet de dessalement de l’eau de mer mutualisé permettant la production d’eau potable.
L’objectif étant d’alimenter en eau potable les périmètres de distribution d’eau potable gérés, au niveau des provinces de Safi et d’El Jadida, par les Régies et de subvenir, également, aux besoins industriels d’OCP. A noter que le plan d’urgence sera réalisé en deux étapes. La première consiste en la production et livraison progressive de quatre-vingt-cinq millions (85.000.000) de M3 par an au cours de la période 2022-2025. La deuxième étape repose sur la production et livraison de cent-dix millions (110.000.000) de M3 par an à partir de 2026. L’Etat et OCP établissent un partenariat durable pour, à court terme, la mise en œuvre du Plan d’urgence et, à long terme, l’extension du recours aux infrastructures non conventionnelles de production d’eau potable à partir d’eau dessalée dans les zones d’implantation de sites d’OCP, notamment la Région de Marrakech-Safi.
Selon le même rapport, les parties conviennent d’examiner, en priorité, la possibilité de mettre en œuvre le Plan d’urgence à travers un schéma de type concessif, selon lequel l’Etat conférerait à OCP Green water, pendant la durée du Plan d’urgence, les droits nécessaires à l’établissement des installations et équipements de dessalement à la production d’eau dessalée (Eau potable destinée aux Régies et eau à usage industriel destinée à OCP) et à la fourniture aux Régies des volumes d’eau potable produits et à OCP des volumes d’eau à usage industriel.









